Hillier soutient Harper, accusent les libéraux

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PC
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 février 2007

Mots clés : Parti conservateur, Rick Hillier, Gouvernement, Forces armées, Canada (Pays)

Ottawa -- Le député libéral Denis Coderre accuse le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Rick Hillier, de se faire l'instrument des conservateurs après que ce dernier eut affirmé que la décennie 1990 a été une période de grande noirceur pour les militaires.

Dans un discours devant la Conférence des associations de défense, le général Hillier a répété hier la phrase qu'il utilise depuis quelques mois. Il a ainsi qualifié de «décennie de noirceur» la période où le gouvernement de Jean Chrétien avait réduit le budget militaire de 25 % alors que les libéraux avaient procédé à plusieurs coupes à partir de 1994 pour combler le déficit du gouvernement fédéral.

Le député Denis Coderre, porte-parole libéral en matière de défense, se dit déçu par la position du chef d'état-major. Il croit que sa déclaration est très politique et inapproprié. «C'est trop de parler de noirceur, de dix ans de noirceur. C'est inacceptable», a clamé le député. Il a ajouté que le général semble appuyer les conservateurs pour leurs investissements au cours de la dernière année.

Le général Hillier se défend de faire de la politique. «Je décris les choses aussi précisément, aussi clairement, aussi directement et aussi franchement que je le peux, et c'est ce que j'ai fait», s'est-il défendu. «Nous sommes passés à travers une décennie de noirceur et nous commençons à nous en sortir, et c'est ça, la situation des Forces canadiennes. Que vous le vouliez ou non, c'est ça, la situation.»

Le général Hillier n'est pas le premier officier en fonction à critiquer les coupes des libéraux pendant les années 90.

Le chef d'état-major de 1997 à 2001, Maurice Baril, avait été acerbe au cours des derniers mois de son mandat, affirmant qu'il en était rendu à gratter les fonds de tiroirs. Son successeur, le général Ray Henault, avait annoncé une pause dans les opérations pour donner du repos aux militaires exténués.

M. Coderre a rappelé que les libéraux sous Jean Chrétien devaient composer avec un déficit de 48 milliards quand ils ont pris le pouvoir et qu'ils devaient agir. Toutefois, les choses ont changé plus tard et le gouvernement de Paul Martin était sur le point d'augmenter les budgets militaires.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a déclaré que les libéraux doivent assumer la responsabilité de leur action.


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