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La qualité de la surveillenace

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Jean-Pierre Aubry
Envoyé Le jeudi 15 février 2007 10:00



L'Affaire Norbourg soulève des questions sur la qualité de la surveillance exercée par l'AMF (avant la CVMQ). Comment se fait-il que les détecteurs de l'AMF n'aient pas sonné l'alarme plus tôt ? Comment se fait-il qu'ils n'aient pas repéré une fraude qui affectait non pas 2% ou 5% des fonds gérés par Norbourg, mais les deux tiers ? Même si un membre de l'AMF se serait fermé les yeux, ce n'est pas suffisant pour expliquer le silence des détecteurs, car les vérifications sont faites normalement par plus d'une personne.
On ne parle pas ici d'un cas où on n'a pas repéré une aiguille dans une botte de foin ou de celui d'une firme énorme qui opère dans de très nombreux pays et dans de très nombreux secteurs d'activités. Il semble que les principes de base des contrôles financiers, dont la séparation des rôles entre la tenue de la comptabilité et les opérations de placement, ont été violés dans la structure administrative de Norbourg. Pire encore, il est possible que, sans les dénonciations venant de l'intérieur de Norbourg, les opérations frauduleuses se seraient poursuivies pendant encore un bon bout de temps sans être détectées par l'AMF.

Jean-Pierre Aubry
économiste

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