Vallée-Jonction - Les syndiqués acceptent à 62 % la quatrième offre d'Olymel
Mots clés : Gino Provencher, Vallée-Jonction, Olymel, Syndicalisme, Entreprise, Québec (province)
«Il appartient maintenant à Olymel de livrer la marchandise»

Photo: Agence Reuters
Néanmoins, plusieurs travailleurs sont très déçus du recul salarial qui leur sera imposé à la fin de la présente convention, ce qui donnera le temps à certains d'entre eux d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Gino Provencher, le président du syndicat, s'est montré après ce vote aussi calme que d'habitude en mentionnant que l'exécutif syndical avait travaillé dans la transparence en faisant appel au dialogue et au respect. «Il appartient maintenant à Olymel de livrer la marchandise», a-t-il dit. Quand on lui a demandé son évaluation du moral des troupes au terme de cette dure lutte, M. Provencher a reconnu que les derniers mois avaient été épuisants et qu'il fallait laisser retomber la poussière. «Nous voulons prendre quelque temps pour analyser la situation et nous sommes toujours en place», a-t-il dit, en rappelant à l'employeur qu'il lui appartient maintenant de se commettre et de participer à la relance de l'industrie.
Jean Lortie, président de la Fédération du commerce de la CSN, a ajouté ce commentaire: «En effet, si la décision d'aujourd'hui sort l'usine de Vallée-Jonction et la région d'une certaine tourmente, il ne faudrait pas croire pour autant que l'industrie porcine ne souffre d'aucun problème structurel. Pour se sortir définitivement de la crise et faire évoluer cette industrie, Olymel ne peut continuer à se comporter comme elle le fait, en imposant ses vues et en refusant de reconnaître le syndicat comme un interlocuteur valable. Elle doit prendre acte des effets pervers de sa gestion des relations de travail sur le climat de travail. Nous demandons à Olymel et à la Coop fédérée de s'engager à travailler plutôt à développer des relations de travail constructives.»
En outre, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a fait savoir au syndicat qu'elle mettra tout en oeuvre pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. «Le gouvernement du Québec doit assurer un véritable leadership pour la relance de l'industrie porcine au Québec», soutient-elle.
Pour sa part, la direction d'Olymel s'est montrée particulièrement réservée hier dans sa réaction à ce vote allant dans le sens de ses attentes. «La direction d'Olymel se réjouit du résultat du vote tenu par ses employés, membres du syndicat de son usine d'abattage et de découpe de viande de porc de Vallée-Jonction. L'entreprise salue l'engagement de ses employés et de leurs dirigeants syndicaux envers la survie de cet établissement», a-t-elle fait savoir dans un communiqué, annonçant du même coup qu'elle donnerait aujourd'hui une conférence de presse pour faire part de ses commentaires sur l'acceptation de la proposition mise en avant par le conciliateur.
Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, qui revient tout juste d'un voyage éclair au Japon pour aller discuter et sans doute rassurer des clients, participe à cette réunion de presse en compagnie du négociateur Lucien Bouchard et du vice-président exécutif Paul Beauchamp.
Vos réactions
Olymel récoltera-elle du ...sabotage, en retour? - par Lawrence Morgan
Le jeudi 15 février 2007 02:00
!!! - par Sylvie Provost
Le mercredi 14 février 2007 06:00

