C'est, paraît-il, Homère qui a commencé cette affaire de littérature. Si on va vite, on trouve ensuite Charlemagne qui veut alphabétiser nos barbares d'ancêtres. Savoir lire et écrire, on voit bien que ça peut être utile. Mais la littérature? Au même chapitre, depuis qu'ils existent, les cours de philosophie sont contestés dans les cégeps. Les professeurs de français (qui ont rarement voulu s'appeler professeurs de littérature) se croyaient à l'abri de ces contestations puisque tout le monde convient qu'il faut savoir écrire. Aujourd'hui que la littérature se fait servir la même cuisine que la philosophie, on espère que les littéraires conviendront que de tenter de concurrencer le commerce du divertissement pour «toucher les jeunes» est un défi qui peut facilement mener à l'insignifiance et ne conforter que ceux qui, dans la classe et à l'extérieur de la classe, ne visent que le 60.