Mots clés : Kyoto, gouvernement conservateur, Al Gore, Pollution, Canada (Pays), États-Unis (pays)
Ottawa -- L'ex-vice-président américain Al Gore reproche au gouvernement conservateur canadien d'avoir laissé entendre qu'il appuie la performance conservatrice en matière de lutte contre les changements climatiques.
Cet environnementaliste, cinéaste et ex-candidat à la présidence des États-Unis a pris ses distances avec les affirmations conservatrices hier, dans un communiqué diffusé à partir de son bureau du Tennessee. Il y déclare que le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, a, il y a une semaine, présenté à tort des commentaires que M. Gore avait tenus l'été dernier comme des éloges pour les gestes faits par le gouvernement de Stephen Harper contre le réchauffement climatique. Selon M. Gore, ses remarques visaient plutôt à inciter le gouvernement Harper à ne pas renoncer à la tradition canadienne consistant à se battre sur la scène internationale dans le cadre du processus de Kyoto. «Selon mon expérience, les autres nations s'attendent à un leadership moral de la part du Canada.[...] Ce qui est en jeu, c'est rien de moins que l'habitabilité future de la planète. J'incite le gouvernement Harper à faire ce qu'il faut.»