Des soldats canadiens tirent par erreur sur un convoi de l'armée afghane
Mots clés : OTAN, police militaire, Armée afghane, Forces armées, Canada (Pays), Afghanistan (Pays)
Kandahar, Afghanistan -- La police militaire s'efforçait hier de tirer au clair les événements qui ont conduit des troupes canadiennes à tirer sur un convoi de l'armée afghane, plus tôt le même jour, blessant un soldat afghan allié.
Le blessé a subi une première intervention chirurgicale dans un hôpital de l'armée afghane, selon un adjudant. Il a ensuite été transporté à l'hôpital militaire de l'OTAN à la base aérienne de Kandahar, où les médecins ont pratiqué une seconde intervention, a fait savoir le lieutenant-commodore Kris Phillips, porte-parole des Forces armées canadiennes.
«Des incidents comme celui-ci sont très regrettables, et nous tentons de prendre toutes les mesures raisonnables pour les éviter, mais de temps en temps, [ce genre d'incident] se produit», a-t-il ajouté.
On ignorait l'état exact du blessé, mais sa vie ne serait pas en danger.
L'incident est survenu sur une route située à l'est de Kandahar et impliquait les soldats d'un convoi canadien de ravitaillement qui retournait à la piste aérienne locale, principale base militaire de l'OTAN dans la région.
Il s'agit du dernier d'une série d'incidents semblables qui ont suscité des tensions entre les Canadiens et leurs alliés afghans, principalement des civils qui se sont retrouvés pris entre des tirs croisés, ou ont reçu une balle perdue lors de tirs de semonce.
Furieuses d'avoir été prises pour cibles, les troupes afghanes auraient défié les troupes canadiennes, mais le lieutenant Phillips n'a pas pu confirmer les informations voulant que chaque partie avait pointé ses armes en direction de l'autre. «La situation était un peu tendue au tout début, mais après des discussions par le biais d'interprètes, les choses se sont calmées», a indiqué le porte-parole.
L'affaire laisse les autorités militaires perplexes: non seulement les Canadiens ont tiré sur des alliés en uniforme faisant partie d'un convoi bien identifié, mais ces troupes afghanes avaient été autorisées à franchir un premier barrage routier contrôlé par les troupes canadiennes.
L'incident est survenu à l'endroit où avait été installé ce que l'on appelle un cordon intérieur de sécurité autour du véhicule Nyala endommagé.

