Le chef du PQ veut donner plus de pouvoirs à la métropole

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PC
Édition du lundi 12 février 2007

Mots clés : maire Tremblay, André Boisclair, PQ, Municipalité, Parti politique, Montréal, Québec (province)

Au cours d'une conférence de presse donnée hier à Montréal, le chef du Parti québécois, André Boisclair, s'est dit favorable à de nouvelles sources de revenu pour la Ville de Montréal.

Photo: Jacques Nadeau

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a appuyé hier les demandes du maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour donner plus de pouvoirs à la métropole.

Il a fait ces déclarations lors d'un point de presse pendant lequel il dénonçait l'inaction du gouvernement Charest dans le dossier du développement de Montréal. «Je suis tout à fait favorable aux propositions que le maire Tremblay met sur la table, a déclaré M. Boisclair. Je pense qu'il faut donner plus d'oxygène à Montréal. Je pense que la Ville de Montréal est allée chercher le maximum de ce qu'elle pouvait aller chercher du côté de l'impôt foncier. Il faut permettre à la Ville de Montréal d'aller chercher de nouveaux revenus.»

Le chef du Parti québécois a refusé de préciser ces nouvelles sources de revenus, mais il a évoqué des pouvoirs supplémentaires pour l'administration municipale et d'éventuelles taxes de stationnement ou d'amusement. «Il est vrai que des gens qui profitent de Montréal et de ses infrastructures doivent contribuer une plus juste part, a-t-il souligné. Je serais tout à fait favorable à avoir des dispositions législatives qui habiliteraient aujourd'hui la ville à faire des débats qu'elle ne peut faire sans aller chercher l'assentiment des autorités de Québec.»

M. Boisclair s'est également montré inquiet devant l'exode des Montréalais vers les banlieues, qu'il chiffre à 70 000 personnes au cours des dernières années. «Cette réalité de déplacement de personnes crée de vrais problèmes et de vraies pressions sur l'offre de services publics. Cela fait augmenter l'utilisation de l'automobile et cela aussi prive Montréal d'une classe moyenne dynamique dont elle a besoin pour se développer», a-t-il précisé.

Traçant un bilan de la métropole québécoise, entouré de députés et de candidats de l'ensemble de l'île, M. Boisclair a accusé le gouvernement libéral d'avoir manqué à ses engagements au sujet des défusions des villes, de l'aménagement de la rue Notre-Dame, de l'environnement et du transport en commun, entre autres choses.

Promesses

Il s'est engagé à établir des normes régionales au chapitre de la qualité de l'air et à présenter un nouveau plan de financement pour la Société des transports de Montréal au cours de la campagne électorale. Il a également appuyé la décision du gouvernement de donner le contrat du métro de Montréal à Bombardier et a dit souhaiter que le conflit avec Alstom se règle rapidement.

Selon M. Boisclair, le destin de Montréal est étroitement lié à celui du Québec. Il a ajouté que toutes les régions doivent s'unir au lieu de se méfier l'une de l'autre. Il ne croit pas qu'affirmer son attachement à la ville de Montréal lui nuira, en opposition à ce qu'un rapport interne du Bloc québécois révélait récemment. Il a repris l'exemple de la rénovation du métro de Montréal qui entraînera la création de milliers d'emplois chez Bombardier de La Pocatière, notamment.

Il s'est également attaqué au bilan des défusions du gouvernement et assure appuyer les conseils d'agglomération. «Les Montréalais et les Québécois en ont assez des débats de structure. Ce qu'ils veulent, ce sont des résultats. Ils sont préoccupés de l'économie, ils sont préoccupés par l'avenir de Montréal», a-t-il déclaré.

Il a dénoncé la position du chef de l'ADQ qui soutient maintenant certains maires de l'ouest de l'île de Montréal alors qu'il a déjà appuyé Pierre Bourque en faveur des fusions municipales. «Ici encore, M. Dumont dit une chose un jour et une autre un autre jour», a-t-il déploré. Le chef de l'opposition a rappelé l'importance économique de la métropole pour le Québec. «Les derniers chiffres qui ont été portés à notre attention indiquent que l'économie de la communauté métropolitaine représente 50 % du produit intérieur brut québécois, cela représente 70 % des exportations, ça représente 25 milliards de dollars par année en revenus pour le Québec.»


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