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Batiste Foisy
Envoyé Le samedi 10 février 2007 13:00



"Au vieil âge les vieux divertissements", suggère Stéphane Baillargeon.

Pas nécessairement. Je suis dans la jeune vingtaine et comme nombre de jeunes je l'apprécie cette culture de vieux. La différence c'est que l'opéra, je l'écoûte sur mon iPod et Le Devoir, je le lis sur Internet (d'ailleurs, on ne peut pas l'acheter en kiosque dans mon vilage...).

Ce n'est pas les goûts qui changent, mais l'accès et le format et rien n'arrêtera cette tendance amorcée bien avant la naissance de Mozart. On raconte que le concerto qui s'exécute en une demi-heure aujourd'hui, durait probablement 60 minutes il y a deux cent ans. Même les classiques changent. L'opéra tel qu'il se présentait au XVIIe siècle, n'est pas l'opéra d'aujourd'hui et l'opéra de demain ne sera pas celui d'ajourd'hui.

Plutôt que de pester sur les jeunes qui leur échappent, les "vieux piliers artistiques" feraient mieux de s'adapter, sinon ils finiront comme ces multinationales du disque moribondes qui ont préféré lutter contre le téléchargement plutôt que de suivre le mouvement.

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