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Les forces ayant attirées les têtes grises vers les spectacles sont absentes depuis longtemps

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André Julien
Envoyé Le samedi 10 février 2007 11:00



Les présentations de pièces de théâtres, de spectacles de danses, d'opéras et de concert à la télévision ont été des révélateurs pour la population lors des débuts de la télévision. Une tranche de la population a désiré voir dans les salles ce qu'elle avait aimé au petit écran et a continué de la faire, mais elle a vieilli.

Cette même télévision n'a pas su maintenir l'intérêt de ses spectateurs. De même, l'avènement de la couleur a augmenté de beaucoup les coûts de production. Ces coûts ont été accrus indirectement par la création de nombreuses troupes dans tous les domaines, et l'offre et la demande a eu un effet sur les prix.

La télévision a laissé tomber la production de ses spectacles à grands déploiements.

Une autre forme d'encouragement aux spectacles a été abandonnée c'est celle de concerts gratuits offerts lors d'enregistrements pour la radio et la télévision. En passant, quelques villes canadiennes possèdent encore leur CBC Orchestra alors que l'orchestre de Radio-Canada a disparu de Montréal depuis des lustres.

Les concerts destinés spécifiquement pour les jeunes ont été aussi abandonnés.

Les programmes du volet culturel offerts précédemment par Radio-Canada le sont maintenant par abonnement sur ARTV. Mais cette station ne produit pas de spectacles elle achète des productions déjà montées. La concentration dans un même canal de tous les programmes de haut-niveau enlève l'attrait pour le spectateur moyen, en le transformant en canal élitiste, réduisant par là son audience.

L'attraction principale du télé-théâtre dépendait de l'exclusivité de la présentation, de l'aura des auteurs et des pièces présentées.
Les télé-romans offerts maintenant par toutes les chaines sont identique aux télés-théatres mais leurs nombres en a banalisé la qualité malgré qu'elle soit toujours présente, maintenant tout est commun, normal, rien d'extraordinaire. Alors que c'est tout le contraire, un travail d'écriture remarquable, une mise en scène enviable et des interprètes de haut niveau.

Le profit, la marge bénéficiaire à tout prix sous peine de faillite laisse à penser que les arts de la scène dans le domaine classique sont condamnés à devenir des troupes soutenues entièrement par l'État comme la France le fait.

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