Une arche de Noé écologique

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AFP
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 février 2007

Mots clés : semences végétales, chambre forte, Changements climatiques, Norvège (pays)

Oslo -- Une «chambre forte» destinée à stocker l'ensemble des variétés de semences végétales existant sur notre planète en prévision de possibles catastrophes naturelles ou nucléaires sera résistante aux changements climatiques, ont assuré hier ses constructeurs en Norvège.

Les plans architecturaux de cet entrepôt semencier, construit sous le permafrost (sol gelé en permanence), à l'intérieur d'une montagne de l'archipel norvégien du Svalbard, au beau milieu de l'Arctique, ont été dévoilés hier.

L'«arche de Noé» végétale, comme elle est aussi communément surnommée, doit garantir la survie à long terme de cultures vivrières fondamentales et devrait avoir une capacité de trois millions d'échantillons de semences, recueillis, à terme, dans tous les pays du monde.

«Nous avons pris en compte la hausse de la température [extérieure] et situé l'entrepôt si loin dans la roche qu'il sera dans le permafrost et ne sera pas affecté», a expliqué à l'AFP Magnus Bredeli Tveiten, responsable du projet à la Direction norvégienne des chantiers publics.

La première pierre de la chambre forte a été posée en juin, mais sa construction devrait commencer en mars.

Les échantillons seront stockés dans deux pièces de 375 mètres carrés situées au bout d'un tunnel de 120 mètres et préservés à une température de -18 °C.

Dans chaque chambre, il y aura des rangées d'étagères métalliques sur lesquelles seront disposées des boîtes en plastique qui, à leur tour, contiendront les échantillons, rangés dans des emballages de polyéthylène et d'aluminium imperméables, a expliqué l'Américain Cary Fowler, «cerveau» qui a conçu la chambre forte et chef du Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures.

Situé à environ 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, l'entrepôt ne sera pas endommagé en cas de fonte des glaces du Groenland entraînant une hausse du niveau de la mer. Certains experts prédisent que l'eau pourrait monter de sept mètres.


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