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Une décison attendue
Il me semble, quant à moi, «normal» d'accepter la culture et les règles de conduite d'un pays quand on y immigre et de ne pas chercher à imposer à la société d'accueil ses propres valeurs.
Malheureusement, à mon humble avis, les lois canadiennes souffrent d'un certain laxisme à cet égard, qui donne l'impression qu'on cherche, à la fois, à sauver la chèvre et le choux. Or, il n'y a pas de demi-mesure en cette matière car elle nous mènerait tout droit aux conflits. Il faut adopter des positions transparentes qui permettent à tout un chacun de se positionner et de bien comprendre ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.
Comme l'a bien exprimé monsieur Charest, nous appartenons, au Québec, au Canada, à une société laïque où le religieux est distinct du civil. La plupart des sociétés occidentales modernes, d'ailleurs, épousent ce principe, qui permet de minimiser les sources de conflits entre des groupes culturels différents.
Il est donc essentiel d'en arriver là si nous voulons assurer à tous les conditions d'une vie en harmonie dans une société donnée, soit la primauté de la culture de la société d'accueil et, en second lieu, le respect des différences culturelles. Toute approche plus timide ne pourra conduire qu'au chaos social, comme il y a tant d'exemples aujourd'hui.
