Vos réactions
Si les morts pouvaient parler ... moi survivante, je peux, vous écouterez ?
L'aide est là mais l'accès en est limité par de la malgérance.
Des exemples :
On promet de semaine en semaine de l'aide dans les écoles aux parents désespérés qui demandent de l'aide pour leurs enfants. J'ai vécu çà pendant 2 ans, 2 ans à téléphoner régulièrement, me faire dire que les problèmes de mon enfant étaient très graves suite à un divorce, des problèmes affectifs et financiers énormes etc. et que quelqu'un le verrait ''la semaine prochaine'' et ce de fois en fois à chaque appel...mon enfant n'aura jamais eu d'aide, et lorsqu'il éclatera, on le mettra dehors de l'école. Et on recommence le même bal dans une autre avec encore plus de problèmes (intégration dans un autre milieu, une école d'une autre ville et maintenant une stigmatisation de la part des profs, de la direction et des élèves qui voient arriver un jeune d'ailleurs.. un ''non désirable'' quoi...) Oui, on recommence le processus, demande d'aide (l'ancienneté de la demande d'aide de la première école ne comptant plus).. alors madame...oui oui, très sérieux, la semaine prochaine.. oui oui... Devant le rejet, le jeune déconne, le voilà entré dans la délinquance lui qui au départ faisait de l'insomnie était déprimé et voyait son monde autour de lui s'écrouler.
Pourquoi ne pas dire la vérité? Madame, vous n'aurez pas d'aide pour votre fils avant deux ans et encore, dépêchez-vous de mettre son nom sur les listes d'attente du CLSC, de l'école, de la clinique psychiâtrique car leur liste d'attente est très longue aussi. Mettez aussi son nom sur la liste d'attente de toutes les écoles des villes voisines tout de suite car en attendant votre fils pourrait s'y retrouver.
Urgence ? Sachez que vous devrez vous présenter de 3 à 4 fois à l'urgence de l'hôpital avant de rencontrer un psychiâtre. L'infirmière de l'urgence qui vous a rencontré vous demande si vous êtes suicidaire : si oui, vous avez de l'aide. Si vous y pensez mais souhaitez être encore assez fort pour ne pas le faire ... jouez à la Loto car par le temps que le médecin vous verra pour prescrire une consultation avec le psychiâtre de l'urgence la moitié de la journée sera passée. Par le temps que vous devrez attendre pour voir le psychiâtre, celui-ci aura déjà quitté.
On vous dira ''revenez demain'', et reprenez un numéro mais on va vous voir plus vite cette fois. Ce qui n'est pas vrai, vous reviendrez encore 3 fois. Et dans la salle d'attente, vous verrez d'autres ''patients'' qui reviennent eux aussi espérant voir quelqu'un depuis quelques jours.
Solution ? Soyez menteurs dites que vous êtes suicidaire (les Bougons le font, ils appellent même l'ambulance n'ont pas à payer de stationnement ou de taxi. Ils crient, mordent, crachent, battent le personnel infirmier(jamais le médecin) pour réussir à recevoir des soins)
Pourquoi l'urgence n'a-t-elle pas de protocole en ce sens ?
Pourquoi la consultation demandée par votre médecin de famille ne vaut-elle plus rien 1 heure après à l'urgence ? Votre médecin de famille aura bien sûr lui aussi pris soin d'écarter les causes physique qui pourraient être en jeu dans votre état, où du moins prescrit les tests devant être passés d'urgence avant de voir un psychiâtre ou non et ainsi, évité d'alourdir le processus de l'urgence.
Mais bon, pourquoi faire simple ?
Encore mieux :
évaluation initiale par tous les intervenants que vous auriez du ''attendre de voir'' et ce, dès le début
On évite le gaspillage de temps, de ressources et on devient enfin productif pour que la personne guérisse rapidement, évite de s'embourber dans tous les problèmes, manque le travail, affecte d'autres gens, se suicide et cause à son entourage ...vous voyez le cercle ?
Donc, appel à l'aide du patient : référé au médecin de famille qui réfère à une équipe multi composée de psychiâtre, travailleur social, infirmière, psychologue pour une évaluation initiale (le patient raconte son histoire une fois, évite de toujours recommencer et ainsi de ''rester'' dans le même état psychologique) L'équipe prescrit ses recommandations urgentes au patient puis se rencontre pour fixer les priorités de traitement. Des rendez-vous sont pris rapidement avec les professionels qui auront à faire le suivi en consultant les agendas de ceux-ci en ligne; ces rendez-vous sont communiqués au patient.
Un rapport est envoyé au médecin de famille pour suivi et évaluation.
Les longues attentes, la baisse de l'estime de soi, et les déclarations d'échec d'aide faites par les professionels seront évités.
Car, rien de pire pour un déprimé de s'enliser puis de se faire dire qu'il n'y a rien en vue, que les programmes ne sont pas en place pourl'aider
Attention à vos paroles, les suicidaires ne les manqueront pas . Elles sont de puissants déclancheurs de suicide.
Si ca va mal, et qu'on aditionne échec de l'aide c'est souvent un suicide qui s'en suité
Les professionels savent-ils qu'ils sont de puissants déclancheurs de pulsions suicidaires ?
Les morts ne viendront pas leur dire qu'ils se sont suicidés juste après les avoir vus et personne de la famille du suicidé ne saura ce qui s'est passé derrière les portes closes d'un bureau, derrìère un coup de téléphone que bien souvent personne ne saura qu'il a fait.
Si les morts pouvaient parler....
