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De la pertinence de l'indépendance du Québec au XXIe siècle

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Marc A. Vallée
Envoyé Le dimanche 04 février 2007 12:00



Le Québec est une anomalie dans l'Empire Britannique. Culloden, 1745, déportation des Acadiens, 1757, guerre de Sept-Ans, 1753-1760. Dans tous ces cas, l'Empire s'imposait lourdement, avec une forte répression. Puis, il y eut l'Acte de Québec de 1774. Le Parlement de Londres reconnaissait la singularité de la nouvelle Province of Québec qui allait devenir le Canada, suite aux deux guerres avec les États-Unis. La singularité du Québec fait aussi que le Canada est une ancienne colonie singulière dans l'Empire, comme s'en sont rendus compte les Forces Françaises et Britanniques à la bataille de la crête de Vimy en 1917. Si le Canada a été confédéré en 1867, il a été baptisé comme pays sur le champ de bataille de la France le 9 avril 1917. Tous les Canadiens y étaient (sauf Terre-Neuve qui ne faisait pas partie du Canada à l'époque). Les Québécois y étaient, en témoignent le site du Royal 22e Régiment, le 22e bataillon (canadien-français) lors de la première guerre mondiale. A noter que la question de la langue de travail dans l'Armée Canadienne s'est règlée pendant la Première Guerre Mondiale et n'a pas attendue la loi sur le bilinguisme du Premier Ministre Pierre-Elliott Trudeau.

Aujourd'hui, au XXIe siècle, voulons-nous de nouveaux Vimy? Les Québécois occupent un territoire choisi par Champlain il y a près de 400e parce qu'il était la clé pour le contrôle de l'Amérique du Nord, surtout avec la présence au sud des colonies américaines, puis des colonies espagnoles. Le Canada comme pays ne peut pas vivre sans le Québec. Tout ce que peut amener un vote sur l'indépendance du Québec, c'est à une crise constitutionnelle. Le Québec ne pourra jamais se séparer du Canada. Si le Québec se sépare, le Canada aura à se réinventer­. Ce sera un long processus, qui sera certainement très pénible pour la nation canadienne-française.

Quand je regarde tous les autres défis qu'il a à relever, je trouve qu'il y a beaucoup d'énergie perdue dans cette quête du pays. Mon pays, c'est le Canada. C'est le mot que Jacques-Cartier a écrit sur une carte après avoir visité les territoires de la vallée du Saint-Laurent.

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