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Réchauffement médiatique?

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Fernand Trudel
Envoyé Le dimanche 04 février 2007 11:00



Oui les esprits s'échauffent au point d'augmenter le CO2 de l'atmosphère. Arrêtez la cour est pleine, il ne nous est plus permis de respirer... Mais, mise à part le réchauffement médiatique qu'en disent les scientifiques. Voici quelques conclusions et elles sont nombreuses qui contredisent les données du GIEC.

Ainsi des études de base démontrent que sur 5159 stations météorologiques, le réchauffement actuel n'est pas global. Or ces stations sont l'une des deux sources pour la plupart des scientifiques.

La conclusion est que 81 % des grilles climatiques de la principale base de données actuelle ne montrent pas de réchauffement significatif entre 1977 et 2001.

Référence
Jones P.D., A. Moberg (2003), Hemispheric and large-scale surface air temperature variations: an extensive revision and update to 2001, J. Clim., 16, 201-223.


Nicola Scafetta travaille au département de physique de l'Université de Duke. Il est spécialisé dans les modèles mathématiques stochastiques et non-linéaires d'analyse des phénomènes complexes. Avec son collègue Bruce J. West, il vient de publier dans les Geophysical Research Letters une étude sur l'influence du rayonnement solaire sur le climat du XXe siècle. Conclusion de ces deux chercheurs : les variations de l'activité solaire expliqueraient à elles seules la moitié du réchauffement des 100 dernières années. Si ces résultats sont confirmés, cela signifie que les modèles ont largement surestimé l'influence de l'homme sur le climat.

Quant au débat sur le réchauffement dû par l'homme, il répond. «Bien que le forçage climatique induit par l'homme puisse avoir joué progressivement un rôle dominant dans les changements climatiques, l'impact de l'activité solaire est également déterminant. Le forçage anthropogénique a donc été surestimé. Nous devons nous montrer plus prudents à propos des prédictions des modèles, car ceux-ci doivent encore être beaucoup améliorés pour tenir compte de la variabilité naturelle du climat. Des modèles améliorés permettraient de mieux réaliser ce travail. Vu l'importance de la rétroaction du cycle de la vapeur d'eau et de la nébulosité dans les changements climatiques, des progrès de la simulation en ce domaine seraient précieux.» Ca rejoint les travaux de Richard Lindzen qui a quitté avec fracas le GIEC.


À force d'écouter la litanie carbonique du GIEC et des perroquets médiatiques, on en vient à penser que les gaz à effet de serre ont toujours dirigé le climat terrestre, notamment les températures. Or, Il n'en est rien. Car selon Jan Veizer, professeur de géochimie au Département des sciences de la terre l'Université d'Ottawa (Canada), le rayonnement solaire et cosmique est le principal moteur des variations thermiques sur Terre depuis 500 millions d'années, le dioxyde de carbone n'intervenant que comme amplificateur secondaire de ces variations séculières et millénaires.

Référence
Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.

Le Groenland : la vérité qui dérange...

Une nouvelle étude sur le Groënland démontre que les températures récentes n'ont rien d'exceptionnel par rapport aux 100 dernières années. Et les animateurs de Real Climate, site "anthropique" bien connu, sont obligés d'admettre que les modèles ne prévoient pas un réchauffement massif de la région dans les 100 ans à venir, mais au contraire le réchauffement le plus faible des zones terrestres de l'Hémisphère Nord. Alors, pourquoi soutenir les délires catastrophistes d'Al Gore et consorts ?

B.M. Vinther (Institut Niels Bohr, Université de Copenhague) et son équipe viennent de publier une nouvelle reconstruction des températures du Groënland (Vinther 2006). Les auteurs ont repris l'ensemble des données disponibles sur les stations météorologiques du XXe siècle, et ont ajouté des séries de mesures plus anciennes remontant parfois jusqu'en 1784. Un travail salué pour sa qualité et son sérieux. Voilà qui est donc révélateur : la zone qui provoque le plus de crainte pour la fonte des glaces dans l'Hémisphère Nord est celle qui connaîtra la moindre hausse des températures en 2100 selon les modèles.

Une vérité qui dérange, sans doute. Quand il s'agit de vendre sa propagande, rien de tel qu'un petit mensonge par omission...

Référence
Vinther B. M. et al. (2006), Extending Greenland temperature records into the late eighteenth century, J. Geophys. Res., 111, D11105, doi:10.1029/2005JD006810.

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