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Le GIEC ne nous dit pas toute la vérité

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Fernand Trudel
Envoyé Le samedi 03 février 2007 11:00



Aux dernières nouvelles, le quatrième rapport du GIEC / IPCC (AR4 2007) sera publié en pièces détachées, le Résumé pour décideurs étant pendant trois mois le seul document accessible au public. Une procédure critiquable, puisque ce Résumé a montré ses faiblesses dans le passé. Concrètement, cela signifie que l'auteur principal (et son équipe réactionnelle restreinte) d'un chapitre peut être amené à modifier légèrement le contenu scientifique du rapport en vue de le faire coïncider avec la synthèse politique. Et ces changements ne sont pas seulement grammaticaux ou de styles. Entre temps les médias se font les haut-parleurs du résumé.

Dans son résumé, avant le rapport complet publié plus tard, on peut lire ceci:

GIEC : La concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) est passée de 280 ppm (1750) à 379 ppm (2005), aboutissant à un taux de concentration atmosphérique supérieur à celui des 650.000 dernières années. La hausse des dix dernières années (1995-2005) est de 1,9 ppm/an, supérieure à celle de la moyenne depuis le début des mesures (1,4 ppm/an).

Or, la réalité est tout autre et un rapport récent contrarie cette assertion. En voici un extrait :

Il convient de noter que la hausse des émissions CO2 rapportée au nombre d'habitants (per capita) semble avoir atteint un plafond au début des années 1980, plafond que n'a pas remis en cause le développement rapide des pays émergents dans cet intervalle (figure ci-dessous). Cette observation permet quelqu'optimisme sur l'avenir, puisque la part relative des énergies nucléaires et renouvelables est appelée à croître dans le mix énergétique. Cela n'empêchera pas bien sûr la progression en terme absolu du CO2 atmosphérique. Mais cela autorise à douter du réalisme des scénarios d'émission (SRES) les plus pessimistes utilisés par le GIEC. (Source CDIAC, Marland 2006)»

Le GIEC rapplique avec le méthane et erre en plus. Voici un extrait du résumé.

GIEC : La concentration atmosphérique de méthane (CH4) est passée de 715 ppb (1750) à 1732 ppb (2005), aboutissant à un taux de concentration atmosphérique supérieur à celui des 650.000 dernières années. Le taux de croissance a diminué depuis le début des années 1990, ce qui est consistant avec des émissions totales (anthropiques et naturelles) constantes au cours de cette période.

Voici quelques commentaires de scientifiques qui sont sceptiques face à cet énoncé.

Cette stagnation des concentrations de méthane est actuellement incomprise par les chercheurs et représente une surprise.

· Les scénarios d'émissions du GIEC (SRES) prévoient tous une hausse du méthane, même les plus optimistes. Ces scénarios sont donc déjà faux pour la décennie en cours et totalement incertains pour le siècle en cours. Ainsi, les scénarios prévoyaient tous une concentration de 1760 ppb en 2000 (déjà supérieure à la réalité 2007) et de 1816 à 1964 ppb pour 2010, chiffres dont on est bien loin.

· Le CH4 est un gaz à effet de serre 22 fois plus puissant que le CO2 et représente environ 20% du forçage anthropique attendu en 2100. Si le méthane en venait à se stabiliser durablement ou à ne progresser que modérément, les projections de température 2100 seraient donc à revoir entièrement.

Alors qui dit vrai ! ! !

Déjà on prépare l'après Kyoto sans nous dire qu'il fut un fiasco.


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