Vos réactions
Un risque de refroidissement sous-estimé
Comme en 2001 et antérieurement, le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) a fait du climat une affaire politique au lieu de s'attarder aux données scientifiques. Le résumé rendu public aujourd'hui s'adresse d'abord aux «décideurs», en particulier aux chefs d'État du monde entier, y compris une majorité de dictateurs, d'oligarques, etc. Tous ces pays ont droit de vote. Le rapport viendra plus tard en mai et sera probablement galvaudé comme l'a été celui de 2001 pour que les faits correspondent au... résumé. C'est particulièrement préoccupant quand des politiciens, tel Stéphane Dion, proclament que leur foi en Kyoto est justifiée par les activistes Stephen Guilbault et Jean Lemire.
Même si je suis loin du processus de décision et que je n'ai aucune influence sur le mouvement des nuages, des plaques tectoniques, sur l'activité solaire, etc. j'aimerais néanmoins poser quelques questions à ces décideurs qui croient mordicus à l'Évangile selon le GIEC.
1. Personne ne conteste qu'il y a un réchauffement climatique et l'activité humaine, comme les animaux en général, la décomposition organique, les feux de forêt, a une part à ce réchauffement. Mais comment peut-on dire que cette part est déterminante? La hausse des gaz à effet de serre depuis un siècle n'est pas plus accentuée que plusieurs hausses précédentes depuis environ 500 000 ans. La présente période est similaire à celle qu'a connue le Moyen Âge vers l'an 1100. Comment ces scientifiques kyotistes expliquent-ils la fonte de la calotte sud polaire (CO2 solide) sur Mars, où il n'y a pas de Martiens?
2. Comment espérez-vous pouvoir contrôler le climat alors que vous n'arrivez même pas à bien gérer toutes les responsabilités que vous vous êtes données depuis 50 ans?
Oseriez-vous dire qu'il n'y a pas de bénéfices au réchauffement climatique (agriculture, tourisme, transport, moins d'accidents, moins de chauffage, etc.) et qu'il y en aurait au refroidissement? Comment expliquer alors pourquoi près d'un million de Québécois vont dans le sud en hiver?
3. Il est indéniable que le Soleil constitue notre principale source de chaleur, que cette chaleur stimule la production de CO2 et de méthane (c'est pourquoi les GES succèdent au réchauffement, et non l'inverse), et que l'énergie venant du Soleil augmente depuis les origines de la Terre. Cette irradiation fluctue aussi, sans compter l'irradiation cosmique. Nous aurions atteint le maximum d'une activité solaire intense (dont les effets vont se poursuivre pendant quelque temps) et plusieurs scientifiques pensent (ce sont les hérétiques, tel Henrik Svensmark, ou du moins les sceptiques) que nous entrons dans une période de refroidissement qui pourrait être similaire au Petit Âge Glaciaire connu comme le minimum de Maunder (1645-1715), soit un minimum de taches solaires et de champ magnétique solaire. Le GIEC, avec tous ses scientifiques-fonctionnaires, ne croit pas que le Soleil joue un rôle déterminant. Curieux.
Ma question : Puisque vous êtes les «décideurs» êtes-vous prêts (et prêtes) à mettre votre tête sur le billot (selon l'expression d'un politicien qui lui aussi nous a coûté cher) si vous nous avez conduits dans une aventure coûteuse de contrôle du climat qui s'avère une catastrophe ? (en fait, à mon avis, c'est la seule réelle catastrophe non prédite par le GIEC !).
4. Comment vous, les «décideurs», pouvez-vous prêter foi à des prévisions climatiques à très long terme (100 ans), alors qu'il manque de l'information et de la recherche et qu'on n'arrive même pas à savoir ce que sera la météo dans quelques jours, ce que coûtera le baril de pétrole dans un an, ou ce que seront les taux d'intérêt ?
5. Une dernière question, pour le dessert... Le chef du parti libéral du Canada, M. Stéphane Dion, de même que le chef du parti libéral du Québec, M. Jean Charest, et plusieurs autres chefs et petits chefs d'autres groupes et partis, croient fermement qu'il faut réaliser les objectifs posés par Kyoto pour 2012. Pouvez-vous nous chiffrer les coûts économiques pour tous les secteurs de l'économie, ainsi que le coût pour les payeurs de taxes, de la «réalisation» de vos croyances ? Auriez-vous l'honnêteté d'exposer objectivement à tous vos électeurs le coût de la réalisation de vos croyances dans les objectifs de Kyoto ?
(«Eppur si muove!» Galilée)
Merci.
Yvon Dionne
St-Damase-de-L'Islet (ou Ashford, Qc)
G0R 2X0
http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne
