Boisclair se révèlera bientôt. Il est à son meilleur lorsqu'il a le dos au mur, lorsque tout semble perdu. On l'a vu lors de la course à la chefferie du PQ. Quand on l'estimait écrasé au sol, il rebondissait plus fort et plus sympathique. Quand la campagne électorale sera lancée et que la plate-forme électorale aura été approuvée, Boisclair pourra enfin s'exprimer et combattre plus librement, plus spontanéement. Pour l'instant, il est au milieu d'un champ de mines qui le fige...Le PQ n'est en effet rien d'autre qu'un champ miné pour ses chefs. Quoiqu'ils disent, quoiqu'ils fassent, il y a toujours des militants enragés, intolérants, prêts à tirer. En campagne électorale, on peut espérer que ces gérants d'estrades vont s'autocensurer et qu'ils laisseront leur chef faire sa job...Boisclair doit en plus porter le poids du changement de génération. Or, les vieux du parti ne veulent pas lâcher le bébé...pourtant ils doivent lâcher prise s'ils veulent que la génération montante prenne la relève. En outre, les féministes ne digèrent pas encore qu'il l'ait emporté sur Pauline...Faudra un jour que ça vole plus haut si on veut le faire ce pays...