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Réponse à Pierre Philippe
Devant votre insistance à réduire la portée du rapport du GIEC, j'ai peut-être trouvé une possible source d'inspiration à vos propos.
Il se trouve que l'American Enterprise Institute (AEI) a récemment envoyé des lettres à des scientifiques et des économistes américains, britanniques et autres, leur promettant argent (jusqu'à 10 000 $), frais de déplacement et autres dépenses, pour les aider à trouver des failles dans le rapport de l'organisation de l'ONU.
Dans ces lettres, l'AEI décrit les auteurs du rapport comme étant:
"resistant to reasonable criticism and dissent and prone to summary conclusions that are poorly supported by the analytical work"
(tiré du quotidien britannique The Guardian du vendredi 2 février 2007 - http://environment.guardian.co.uk/climatechange/story/0,,2004397,00.html)
De votre côté, vous dites:
"Comme les scientifiques recourent le plus souvent à des modèles linéaires et appauvris de la réalité climatologique, il serait fort étonnant que les conclusions du rapport GIEC soient fondées scientifiquement."
Dans ces lettres, l'AEI demande aussi que soient produits des essais qui:
"thoughtfully explore the limitations of climate model outputs"
(Ibid.)
De votre côté, vous dites:
"les modèles utilisés (à fortiori s'ils sont linéaires), s'ils sont incomplets, peuvent aussi entraîner des conclusions fort éloignées de la réalité."
Ne trouvez-vous pas que vos propos coïncident étrangement avec ceux de l'AEI? Vous attaquez la même chose que ce que l'AEI demande d'attaquer et, en plus, vous le faites en même temps qu'est faite cette demande.
Une idée comme ça: si vous utilisiez votre "Ph.D." avec sagesse, humilité et professionnalisme face aux changements climatiques, peut-être en aurions-nous fini de tourner autour du pot d'échappement?
