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On ne voit pas le vent mais...

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Normand Desjardins
Envoyé Le vendredi 02 février 2007 13:00



Il est très humain de nier l'évidence d'une menace confrontant une réalité confortable.

Cela demande énormément d'humilité pour admettre que l'intelligence et l'imagination collective soit insuffisante pour prendre la mesure de notre impact sur l'environnement. Tant que cette humilité ne sera le fait que d'une minorité, le monde court à sa perte.

Le problème avec les gaz à effet de serre, c'est qu'ils ne sont pas directement perceptibles. On ne peut prendre leur accumulation en photo. Si les gens pouvaient constater que leurs véhicules déposent l'équivalent d'une brique (140 à 300 grammes) à tous les kilomètres, l'amoncellement de briques sur la route ferait sûrement réagir.

Quant à l'effet, M. Pierre Philippe qui se réfugie derrière une contestation des modèles informatiques oublie qu'il y a aussi des preuves physiques et réelles accablantes qui prouvent les changements climatiques. L'analyse des glaces et des sols qui nous permettent de remonter dans le temps nous confirment la composition de l'air et de l'eau jusqu'à des centaines de milliers d'années en arrière. L'étude des glaciers, des océans, de l'atmosphère, des cours d'eau... toutes les disciplines abondent dans le même sens... il y a réchauffement et le point de départ est l'industralisation et la combustion de matières fossiles.

On ne voit pas le vent... mais on sait qu'il est là, on peut voir ses effets. Prétendre que les effets du vents n'existent pas ne fait pas disparaître la réalité... même accablante.

1 médicin me dit que j'ai le cancer... je doute. 10 médecins me disent que j'ai le cancer... je dois envisager le pire. 1500 médecins me confirme que j'ai le cancer... je fais face à mon destin. Le GIEC de l'ONU est composé de milliers de scientifiques indépendants, de tous les pays, oeuvrant dans toutes les disciplines et qui arrivent par tous les chemins possibles aux mêmes conclusions. La Terre connait un changement climatique causé par l'Homme dans une probabilité de 90%. Cessons l'analyse et commençons le traitement avant que le patient ne meure, et nous avec lui.

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