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La réserve est indispensanble
Or, il est démontré depuis fort longtemps que le climat est une problématique qui doit être approchée à l'aide d'une méthodologie dynamique et nonlinéaire.
La particularité de ce type d'approche est qu'elle est basée sur des modèles qui n'ont rien en commun avec nos manières habituelles de raisonner sur les phénomènes de causalité dans notre vie de tous les jours.
Autrement dit, il est impossible de prédire sur une base causale sans le recours à des ordinateurs qui peuvent manipuler les rapports de causalité nonlinéaires. Il suit que toute prétention à présumer de la causalité à partir d'un raisonnement linéaire simple conduit à des conclusions simplificatrices (et invalides) de la réalité.
Une autre raison qui mine les conclusions simplistes dans la problématique du climat est que les modèles utilisés (à fortiori s'ils sont linéaires), s'ils sont incomplets, peuvent aussi entraîner des conclusions fort éloignées de la réalité. Autrement dit, on peut faire dire n'importe quoi aux modèles si les chercheurs circonscrivent mal les paramètres du phénomène à expliquer.
Comme les scientifiques recourent le plus souvent à des modèles linéaires et appauvris de la réalité climatologique, il serait fort étonnant que les conclusions du rapport GIEC soient fondées scientifiquement. Beaucoup d'autres raisons militent pour le négationnisme en cette matière.
Compte tenu des implications d'une intervention aussi majeure, on doit rester circonspect. Il n'est pas sûr que le phénomène auquel nous assistons n'est pas naturel, comme l'évolution climat des périodes géologiques du passé en témoigne. Le cas échéant, toute intervention ne constituerait qu'un coup d'épée dans l'eau.
P.Philippe, Ph.D.
