Montréal, ville sale - Tourisme Montréal appuie son président
Mots clés : Tourisme, propreté, Gérald Tremblay, Montréal
Gérald Tremblay dit n'avoir jamais réclamé le départ de Charles Lapointe
L'organisme Tourisme Montréal a réitéré hier son appui à son président, Charles Lapointe, après que le maire Gérald Tremblay eut demandé sa tête en raison des propos qu'il a tenus mardi. M. Lapointe avait déclaré que Montréal était une ville malpropre et que son administration encourageait l'immobilisme. Ironie du sort, cet appui est survenu quelques minutes après que M. Tremblay se fut rétracté, affirmant qu'il n'avait jamais demandé la démission de M. Lapointe.Avant même le début de la rencontre extraordinaire tenue par le conseil d'administration de Tourisme Montréal, le maire Tremblay a soutenu qu'il n'avait jamais «demandé la tête de Charles Lapointe». «J'ai demandé, par contre, au conseil d'administration de réfléchir sur ses déclarations; alors, ce sera la décision du conseil d'administration de Tourisme Montréal», a-t-il expliqué sur les ondes d'Info 690.
Plus tôt en journée, M. Lapointe avait reçu l'appui de l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal, qui a été prompte à lancer une campagne de lettres d'appui afin de demander à Tourisme Montréal «de ne pas céder au chantage du maire Tremblay». «Garder le silence aurait été bien plus préjudiciable pour l'avenir de Montréal et sa place sur la carte touristique et sur la scène internationale», a écrit la chef de l'opposition, Noushig Eloyan, dans une lettre d'appui qu'elle a fait parvenir à M. Lapointe hier matin.
Projet Montréal
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a lui aussi dénoncé «la susceptibilité et l'intransigeance» de Gérald Tremblay, une attitude qui équivaut selon lui à de la «censure». «Le maire doit laisser les partenaires de la Ville s'exprimer librement. La déclaration de M. Tremblay démontre clairement qu'il se soucie davantage de son image que de celle de sa ville. Au lieu de prendre acte du problème, il cherche à tuer le messager. C'est inquiétant», a commenté M. Bergeron.
Pour sa part, le syndicat des cols bleus de Montréal a également souligné que la ville était malpropre, attribuant cette situation au manque de ressources. Son président, Michel Parent, juge d'ailleurs que la situation est pire dans le centre-ville que dans les nouveaux arrondissements.
«La propreté, l'état du mobilier urbain, l'entretien des rues, boulevards et trottoirs sont autant de petites misères que nous ne voyons plus», a dit Charles Lapointe mardi. Il a proposé du même coup, «sans mettre un sou de plus», d'instaurer «une culture de la qualité». Bref, «que nous fassions avec qualité ce que nous avons à faire».
Vos réactions
Manque de propreté et de cohérence - par Carl Bégin
Le samedi 03 février 2007 01:00
Merci, M. Lapointe - par Josée Desmarais
Le vendredi 02 février 2007 17:00
Suggestions - par Yves Bélanger
Le vendredi 02 février 2007 14:00
Prendre exemple sur Paris - par Julien Lussier
Le vendredi 02 février 2007 09:00
La très grande crédibilité de M. Charles Lapointe - par Gilles Delisle
Le vendredi 02 février 2007 07:00

