Dumont ne veut pas de Ghislain Lebel à l'ADQ
Mots clés : Ghislain Lebel, Action démocratique du Québec, Parti Québécois, Québec (province)
Le péquiste orphelin n'en continue pas moins d'admirer le chef adéquiste
Québec -- Le chef adéquiste Mario Dumont ne veut pas de l'ancien député bloquiste et ancien candidat à la direction péquiste Ghislain Lebel dans son équipe.Mais le chef adéquiste s'est montré très net hier. À la question: «Êtes-vous prêt à l'accueillir dans vos rangs?», il a répondu «non» sans hésiter. «Ce que je sais [...] des positions de ce monsieur serait à mon avis difficilement compatible avec celles de l'ADQ, à moins que, sur des questions comme les [...]autochtones ou [...] l'immigration, il ait évolué beaucoup», a expliqué M. Dumont. En 2002, M. Lebel, notaire aujourd'hui âgé de 60 ans, avait provoqué une grande controverse lorsqu'il avait qualifié de «trahison» l'entente conclue entre le gouvernement péquiste de Bernard Landry et les communautés innues de la Côte-Nord. Il y voyait une ratification implicite de la Constitution de 1982 et un précédent risqué. L'année précédente, M. Lebel avait suscité une polémique dans les rangs bloquistes en fustigeant le multiculturalisme.
Informé du refus de Mario Dumont de l'accueillir à l'ADQ «à un poste actif», M. Lebel a répondu que de toute façon, il n'était pas membre de cette formation politique. «J'aurais été surpris qu'il veuille de moi, car j'ai toujours été un libre-penseur dans toutes les formations politiques auxquelles j'ai adhéré. De toute façon, je ne cherche pas de job», a-t-il répondu avant d'ajouter: «Ça ne m'empêche pas dormir [...] et ça ne m'empêche pas d'admirer le courage de M. Dumont sur les accommodements raisonnables.»
Par ailleurs, Mario Dumont a invité les Québécois qui veulent trouver une solution au problème des accommodements raisonnables à rejoindre sans délai l'ADQ. Loin de blâmer les autorités municipales d'Hérouxville pour avoir adopté un règlement sur le sujet, M. Dumont juge plutôt que c'est «un cri du coeur» que ces citoyens ont lancé. «La vraie dérive a eu lieu dans des accommodements déraisonnables. Il faut voir Hérouxville comme un cri du coeur», a-t-il dit. Ce qui s'est passé dans cette municipalité «est le symptôme de ce qui se produit quand les gens en charge manquent à leur devoir et ne répondent pas à l'appel».
Le Devoir
Avec la Presse canadienne
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