Dumont ne veut pas de Ghislain Lebel à l'ADQ

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Antoine Robitaille
Édition du vendredi 02 février 2007

Mots clés : Ghislain Lebel, Action démocratique du Québec, Parti Québécois, Québec (province)

Le péquiste orphelin n'en continue pas moins d'admirer le chef adéquiste

Québec -- Le chef adéquiste Mario Dumont ne veut pas de l'ancien député bloquiste et ancien candidat à la direction péquiste Ghislain Lebel dans son équipe.

M. Lebel avait révélé au Devoir mercredi qu'il ne souhaitait pas renouveler sa carte de membre du Parti québécois et qu'il voterait pour l'ADQ lors des prochaines élections. Il a aussi confié avoir songé à représenter la formation de Mario Dumont dans Chambly, perspective qu'il avait abordée avec la présidente de la commission des aînés de l'ADQ, Luce Dupuis (une ancienne députée péquiste). Mme Dupuis avait plus tôt sondé l'intérêt de M. Lebel pour une candidature adéquiste dans Beloeil.

Mais le chef adéquiste s'est montré très net hier. À la question: «Êtes-vous prêt à l'accueillir dans vos rangs?», il a répondu «non» sans hésiter. «Ce que je sais [...] des positions de ce monsieur serait à mon avis difficilement compatible avec celles de l'ADQ, à moins que, sur des questions comme les [...]autochtones ou [...] l'immigration, il ait évolué beaucoup», a expliqué M. Dumont. En 2002, M. Lebel, notaire aujourd'hui âgé de 60 ans, avait provoqué une grande controverse lorsqu'il avait qualifié de «trahison» l'entente conclue entre le gouvernement péquiste de Bernard Landry et les communautés innues de la Côte-Nord. Il y voyait une ratification implicite de la Constitution de 1982 et un précédent risqué. L'année précédente, M. Lebel avait suscité une polémique dans les rangs bloquistes en fustigeant le multiculturalisme.

Informé du refus de Mario Dumont de l'accueillir à l'ADQ «à un poste actif», M. Lebel a répondu que de toute façon, il n'était pas membre de cette formation politique. «J'aurais été surpris qu'il veuille de moi, car j'ai toujours été un libre-penseur dans toutes les formations politiques auxquelles j'ai adhéré. De toute façon, je ne cherche pas de job», a-t-il répondu avant d'ajouter: «Ça ne m'empêche pas dormir [...] et ça ne m'empêche pas d'admirer le courage de M. Dumont sur les accommodements raisonnables.»

Par ailleurs, Mario Dumont a invité les Québécois qui veulent trouver une solution au problème des accommodements raisonnables à rejoindre sans délai l'ADQ. Loin de blâmer les autorités municipales d'Hérouxville pour avoir adopté un règlement sur le sujet, M. Dumont juge plutôt que c'est «un cri du coeur» que ces citoyens ont lancé. «La vraie dérive a eu lieu dans des accommodements déraisonnables. Il faut voir Hérouxville comme un cri du coeur», a-t-il dit. Ce qui s'est passé dans cette municipalité «est le symptôme de ce qui se produit quand les gens en charge manquent à leur devoir et ne répondent pas à l'appel».

Le Devoir

Avec la Presse canadienne


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