Jean-Pierre Ferland et Joni Mitchell sont reçus au Panthéon des compositeurs
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Toronto — Jean-Pierre Ferland, qui vient tout juste de prendre sa retraite du spectacle, a été intronisé hier soir au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens, en compagnie d’une célèbre chanteuse canadienne, Joni Mitchell.
La grande figure de la chanson folk, qui s’est retirée de la scène depuis un certain temps, est arrivée à la réception précédant le gala en souriant et en serrant les mains des journalistes et des invités.
Au cours de la cérémonie, les artistes Isabelle Boulay, Laurence Jalbert et Mario Pelchat ont tour à tour interprété des chansons de Jean-Pierre Ferland, tandis que Patrick Bruel a transmis un hommage enregistré depuis Paris.
Jean-Pierre Ferland a également reçu une guitare fabriquée à la main, œuvre des luthiers Robin et Claude Boucher, de Berthier-sur-Mer, au Québec.
Quand Joni Mitchell a aussi reçu la sienne, elle s’est assise et a aussitôt joué quelques notes pour les invités, alors que les photographes et caméramen s’en donnaient à cœur joie pour croquer la scène.
Par ailleurs, des classiques de Jean-Pierre Ferland ont été intronisés au Panthéon: Je reviens chez nous, Ton visage (coécrite avec Paul de Margerie), T’es mon amour, t’es ma maîtresse (coécrite avec Jean-Pierre Lauzon), Le petit roi (coécrite avec Michel Robidoux) et Un peu plus haut, un peu plus loin.
Jean-Pierre Ferland est auteur de bon nombre d’autres succès, notamment Les immortelles, Marie-Claire, God is an American, Sing Sing, Quand on aime on a toujours 20 ans, Écoute pas ça, Une chance qu’on s’a, Envoye à maison, etc.
Des chansons en français d’autres artistes ont également été inscrites au Panthéon. Citons Paquetville, écrite par Lise Aubut et Edith Butler, Comme j’ai toujours envie d’aimer, de Marc Hamilton, Le frigidaire, de Georges Langford, Je ne suis qu’une chanson, de Diane Juster, et Des croissants de soleil, de Jean Robitaille et Lee Gagnon.
Le 13 janvier, Ferland, âgé de 72 ans, a présenté ses adieux à la scène dans un spectacle devant 13 500 personnes au Centre Bell, à Montréal. Trois mois avant, il avait dû reporter son spectacle d’adieu en raison d’un malaise causé par l’obstruction de sa carotide.
L’artiste avait choisi la métropole québécoise pour clore sa dernière série de spectacles de la tournée Trois fois Ferland, qui comptait plus de 150 représentations en deux ans.
L’auteur-compositeur-interprète avait répété à maintes reprises qu’il allait quitter définitivement la scène, qu’il ne chanterait plus jamais en public et qu’il n’enregistrerait pas de nouveaux disques.
Le spectacle de janvier a fait l’objet d’une captation pour un DVD qui sortira plus tard cette année.
En parallèle avec une retraite dans son domaine de Saint-Norbert, dans la région de Lanaudière, Ferland continuera de flirter avec la musique.
Il compte beaucoup lire et écrire, de même que faire de la musique pour les plus jeunes, de Kevin Parent à Céline Dion en passant par Isabelle Boulay, entre autres, sans oublier une hypothétique comédie musicale.
Il fera aussi huit émissions de radio l’été prochain.

