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C'est qui les «décideurs»?

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Yvon Dionne
Envoyé Le samedi 27 janvier 2007 20:00



Ce matin, il faisait -23°C chez moi. Ça faisait «crouch, crouch» en marchant. J'enviais ceux, et surtout celles, qui s'envolent vers le Sud mais ai dû me satisfaire du Canal Évasion... Ces migrateurs doivent bien rire du réchauffement climatique. En lisant le compte rendu de Louis-Gilles Francoeur à la une du Devoir, sur le prochain rapport de l'ONU, et en voyant la foi qu'il y met, j'ai commencé à douter... de mes doutes. Mais ce ne fut qu'un bref moment de faiblesse.

Ce résumé d'une dizaine de pages n'est qu'une version bêta du résumé «pour décideurs» qui paraîtra le 2 février, avec tambours et trompettes. «The full Working Group I report will be available online from May 2007. It will also be published by Cambridge University Press and is expected to be available in book form by late June 2007.» (Source: http://ipcc-wg1.ucar.edu/). Le tout est un exercice de propagande organisé par cette autorité suprême en matière de climat, le GIEC. Comme la religion, il s'agit de faire peur pour convaincre. Moi je ne marche pas. Il suffit de consulter l'organigramme de préparation des rapports du GIEC pour constater que les scientifiques sont loin à l'arrière-plan de ce qui est présenté au public.

Je remarque déjà quelques «difficultés»:

1. Louis-Gilles écrit: «Il faut remonter de 650 000 ans pour trouver un niveau de GES comme maintenant». Comment se fait-il que la glaciation d'il y a 500 000 ans se serait produite malgré une teneur en CO2 14 fois supérieure à celle d'aujourd'hui? Il faudrait préciser que le niveau actuel de GES serait principalement dû au méthane. Ah!

2. Je cite: «C'est une hausse de cette ampleur du climat moyen de la planète qui a fait fondre très lentement le glacier du Wisconsin, qui couvrait tout le nord de l'Amérique il y a 13 000 ans» (la hausse prédite serait de 3 °C). S'il s'agit d'une hausse de la même ampleur mettant fin à la glaciation du Wisconsinien (et non du Wisconsin) alors il n'y a pas de raison de s'énerver. En effet, c'est grâce à ce réchauffement que nous existons. Il faisait aussi chaud, sinon plus, en l'an mille qu'aujourd'hui. Imaginez si les premiers habitants de la Nouvelle-France avaient connu notre climat... Voltaire avait raison; le climat était rude et froid. Nos ancêtres étaient des héros, du point de vue climatique...

3. Il semble que l'on ne tienne pas compte dans ce rapport, tout novice ou néophyte que je suis, de la relation entre la fonte des glaces, la hausse des températures de l'eau et l'évaporation qui va s'ensuivre. Cette évaporation en effet, même si elle est un facteur important d'effet de serre lorsqu'on considère ce facteur en vase clos, conduit à un refroidissement. Non seulement l'évaporation absorbe la chaleur, les nuages réfléchissent les rayons solaires. Ou il se pourrait que ce soit l'inverse! En effet, car la chaleur monte (le froid ne descend pas comme dans le film The Day after Tomorrow); ainsi, s'il y a moins de nuages la chaleur s'échappe dans l'espace.

4. Il est vrai qu'il y a une corrélation entre les cycles des taches solaires et les variations du climat mais ce serait faux de l'associer à une manoeuvre du «lobby du pétrole», comme le fait Louis-Gilles. Le débat est loin d'être clos. Voir la page de climat-sceptique.com «En défense de Milankovitch» http://www.climat-sceptique.com/categorie-589615.html.

Salutations,

Yvon Dionne
St-Damase-de-L'Islet (Québec)
G0R 2X0
http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne

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