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Féminisation des titres imprudente?

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Céline Cartier
Envoyé Le samedi 27 janvier 2007 16:00



Recteur/rectrice; vice-recteur/vice-rectrice. (Je suis consciente, Madame, que mon commentaire devrait être adressé à l'UQAM et aux autres universités plutôt qu'à vous qui ne faites qu'utilser l'expression adoptée par l'institution).
Il est très pertinent de tenter de féminiser le vocabulaire français, mais il me semble qu'une certaine prudence doit s'exercer. On entend actuellement par exemple parler de chroniqueuses; allons nous avoir désormais des professeuses et des doctrices ou des docteuses? Dans la plupart des essais de féminisation, on tente d'appliquer les règles grammaticales existantes parfois de façon élégante, parfois de façon ridicule et les femmes devront vivre avec ces sobriquets burlesques. Les linguistes et les terminologues devraient s'attaquer à ce problème et établir des critères.
Dans le cas de recteur et vice-recteur, on entend de plus en plus les féminins rectrice et vice-rectrice. Ce cas est particulier. Le mot "rectrice" existe déjà dans le dictionnaire: Rectrice adj. et n. f. ORNITH Plume ou penne rectrice: chacune des grandes plumes de la queue des oiseaux, servant à diriger le vol. ? n.f. Une rectrice. (© Dictionnaire Hachette Multimédia). Personnellement, je trouve que ce nouveau titre féminin prête à risée ou à moquerie, alors que recteure et vice-recteure seraient parfaitement harmonieux et ne contrediraient aucunement les règles de la grammaire française.

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