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Liberté pour toujours : pourquoi deviendrais-je conformiste ?
Notre génération n'en n'a que faire des «modèles» québécois ou autres, parce que fonctionnant ou non nous désirons plus que tous la liberté et le bonheur. N'est-ce pas des quêtes datant des révolutions de XVIIIe siècle en France et aux États-Unis ?
Il n'y a pas si longtemps j'entendais dans un excellent documentaire de Charles Gervais, Revolucion, que les principes même de ces révolution étaient basé sur la quête quasi-absolu du bonheur pour tous. Je sens dans ma génération un ras le bol de la conformité et le désir d'atteindre ce que nos parents n'ont pas osé réaliser.
Cependant, il semblerait que notre modèle dominant d'exploitation des autres et d'expropriation de notre environnement sclérosent l'action commune au détriment d'individus se rencontrant dans un «chill» après une nuit de rave avec ou sans pilule du bonheur.
Je suis un «twizter» bien malgré moi et j'en connais d'autres dans la trentaine et le début quarantaine qui le sont.
Nous ne sommes pas pour autant irresponsables, en tout cas pas plus que les actionnaires décidant les acquisitions, les fusions et les délocalisations d'entreprises nous faisant vivre de l'insécurité et nous éloignant de notre quête du bonheur et de la liberté.
Nous devenons donc cette étiquette et sautons d'un empli à l'autre avant qu'elle ne saute sous nos pieds. Nous avons besoin de «zapper» parce que la société nous y oblige parfois, parce que la société de consommation et le capitaliste ont atteint leur paroxysme de «j'ai plein de choix, pourquoi me priver».
Mais c'est en fait un leurre : car souvent ce n'est pas par choix, mais par peur ou absence de peur (insécurité, incertitude, sentiment d'appartenance ou rejet, quête d'émotion non identifiable - ENI ) que nous changerons d'emploi rapidement, que nous flirterons rapidement.
Sommes nous irresponsable ou trop évolué ? Le cynisme ambiant de ma génération vient peut-être du fait que nous sommes trop réalistes en même temps, trop pragmatiques. On veut du concret et ont plonge souvent dans le virtuel. C'est peut-être Niezstche qui avait raison : le dernier homme naîtra en clignant des yeux et en se disant : après tout, on s'en fou, on va tous vers la mort, à quoi bon vivre ?
Alors vaut mieux vivre dans le bonheur le plus total et si cela implique d'être des ados attardés : j'achète ! Vaut mieux vivre pleinement dans la joie que de vieillir austère et d'avoir des enfants pur ne mettre au monde qu'un pollueur de plus. Souvenez-vous du futur : lorsque, entre autres les Celtes et les Mayas nous prévenaient de la fin d'un cycle par épuisement de notre planète et de l'évolution, d'un renouveau tous les 5 000 ans.
