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Certains journalistes couchent avec nos millionnaires.

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Philippe Champagne
Envoyé Le mercredi 24 janvier 2007 16:00



C'est ainsi que je souligne l'article que je viens de lire. Je veux montrer comment le peuple est devenu plus critique, et ne se fait plus passer n'importe quoi. Ce n'est pas parce que monsieur le journaliste Un tel écrit que...que c'est parole d'évangile. Le journaliste ci-haut a même eu le culot de se servir du nom d'Yves Michaud pour faire mieux passer son message...Je n'en crois rien. C'est de la poudre aux yeux.

Comme usager de Metro, je demeure scandalisé que nos dirigeants économiques fassent bon marché de leur conscience sociale en acceptant que les producteurs de lait du Québec par exemple, chaque année, comme le 28 janvier prochain et une autre en février prochain, hausseront les prix du lait dont le litre est devenu chez Metro aussi dispendieux que le Pepsi.

En ce qui me concerne, Pierre H. Lessard est un adepte de Milton Friedman et à ce titre, ne mérite aucun apitoiement de ma part sur la misère des riches.

Et je ne parle pas du pain Sélection Mérite, 18 tranches, 450g, qui a passé de 99¢ quand Lessard est arrivé à la barre du marché d'alimentation, à 1,79 $, soit une hausse de 180 %. Vous ne me direz pas que c'était pour augmenter les salaires horaires de ses employés ou de favoriser le con-sommateur. Mais bien plutôt pour clore le bec à ses éventuels détracteurs en lui faisant miroiter une entente de 9 ans avec son syndicat en novembre dernier, tout en se ménageant un bon stock d'options en sortant au regard de ses actionnaires, les nouveaux pontifes de la religion néo-libérale. Henry Ford se retournerait dans sa tombe en voyant la voracité de nos cupides chefs d'entreprises, qui disait que le salaire du PDG d'une entreprise ne devrait pas dépasser 40 % de celui de ses employés.

Et comme usager de leurs grandes surfaces, n'allez pas demander par exemple à leur service à la clientèle de nous donner des circulaires en 8½ x 11 au lieu de leurs encombrantes grandes feuilles 10 x 15 qu'on a peine à manipuler en magasin pour courir les aubaines. Notre opinion a rarement de suites, j'en sais quelque chose. Nous nous sentons vis-à-vis ces Goliaths des Davids munis seulement de leur expression pour les dénoncer. De se laisser dénoncer leur donne bonne conscience et leur permet de continuer leur arnaque économique sur le dos de la grande majorité de leurs concitoyens sans coup féru.

Simplement en matière d'OGM, Metro qui devrait être un chef de file dans ce domaine et ne pas attendre, frileux, les choix gouvernementaux, hésite même à favoriser ses clients quand il leur vend sa salade de chou faite maison, sans indiquer à qui l'achète, qu'il doit payer une TPS sur le produit et qui arrive décontenancé à la caisse, en dessous du budget qu'il s'était promis pour l'achat de cet aliment.

La seule bonne chose faite par l'actuel président de la chaîne a été de mettre à la disposition de sa clientèle des sacs Metro recyclables à prix abordable et convenables pour le port des aliments.

Et ça ne vaut pas la valeur accumulée des options versées à M. Lessard depuis 1990, de 27 millions.

En ce domaine, je préfère de beaucoup me joindre à la réflexion d'Albert Jacquard prononcée à l'UQÀM l'automne dernier pour qui:

La présente humanité se compare au naufrage du Titanic, avec pour capitaine le marché, qui brûle d'aller toujours plus vite, l'appelant croissance.

D'ailleurs il en a profité pour tirer des flèches à la publicité manipulatrice et désinformante. Il aurait pu ajouter aussi la programmation faite par certains media pas toujours responsables des pensées du journaliste X qu'ils emploient.

Il voit dans le capital ce que Marx avait décodé avant lui, un suicide de l'humanité. Il souhaite que dans le futur, le gouvernement planétaire fixe des barèmes de propriété et en limite le droit. Il est indécent que seules certaines minorités, 25 % des créatures humaines de la planète, disposent de la possession de 75% de la terre. Il situe à ce niveau comme biens appartenant à tous, le pétrole et l'eau. On pourrait ajouter le lait et le pain... tout en accordant à qui nous les fabrique, un revenu décent, non indécent sur le dos des acheteurs.

Il donne à la pédagogie un avenir prometteur si les enseignants apprennent à donner à leurs élèves non leur savoir, mais leur être. Pour ce qui est de Pierre H. Lessard, seul son savoir a été sur-évalué, et il ne nous laisse aucun choix de le critiquer positivement en acceptant les décisions de son conseil pour montrer qu'il est aussi humain et non simplement une machine à calculer.

Il disait que le premier à taxer les dirigeants de criminels a été Montesquieu.

Selon le généticien, nous (les décideurs) sommes devenus aussi dangereux que la nature.

Selon lui de plus, la compétition est un handicap à la communication avec ses semblables; on devrait la substituer par une saine émulation.

Rien dans le bilan de Lessard laisse deviner qu'il ait voulu faire autre chose depuis qu'il y est, que de l'argent...

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