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La paille et la poutre (bis)

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Line Bastrash
Envoyé Le mardi 23 janvier 2007 15:00



Si, selon Stephen Harper, « il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays », alors qu'attend le premier ministre pour dénoncer l'ingérence des États-Unis dans les critères de sélection des employés d'entreprises canadiennes qui reçoivent des contrats de l'armée américaine - des pratiques qui vont à l'encontre de la charte canadienne des droits?

Pour s'opposer formellement à la directive de l'Office of Foreign Assets Control qui ordonne à des banques canadiennes de refuser à des citoyens canadiens nés dans des pays « hostiles » aux États-Unis d'ouvrir, ici même au Canada, un compte en dollars US? Pour commenter la requête faite récemment par la sous-secrétaire d'État américaine Ellen Sauerbery qui désire que le Canada modifie ses procédures d'immigration pour accepter davantage de réfugiés irakiens et cubains - réfugiés qui sont, faut-il le rappeler, le produit de la politique étrangère des États-Unis?

Pour dénoncer les tractations occultes des grandes pétrolières américaines pour que le Canada accélère l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, au mépris de ses engagements à Kyoto et de ses propres règles environnementales? Est-ce la proverbiale paille dans l'oeil du cousin français qui l'empêche de voir la poutre dans l'oeil de son voisin américain, poutre qui lui sert de bélier pour enfoncer nos droits et nos libertés démocratiques?

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