États-Unis - Bill Richardson emboîte le pas à Hillary Clinton
Mots clés : course à la candidature démocrate, Hillary Clinton, Bill Richardson, Parti politique, Élection, États-Unis (pays)
Le gouverneur du Nouveau-Mexique entre dans la course à la candidature démocrate

Photo: Agence Reuters
«Le prochain président des États-Unis doit faire sortir nos troupes d'Irak sans délai. Je connais bien le Proche-Orient, et il est clair que notre présence en Irak ne sert plus à rien», a ajouté Richardson. Le prochain président devra aussi «rassembler un pays divisé et partisan».
Au cours d'un entretien pré-enregistré et diffusé hier, Richardson a estimé que les États-Unis étaient un pays «très tolérant et positif», prêt à envoyer à la Maison-Blanche une femme, un Noir ou un hispanique. «Je ne suis pas en lice en tant que candidat hispanique», a-t-il cependant précisé, mais en tant qu'Américain, «fier d'être hispanique, fier de mon héritage. C'est une communique dynamique et en croissance dans ce pays. Mais je ne me concentrerais pas sur les questions hispaniques», a-t-il ajouté. Cet ancien représentant a mis en avant sa vaste expérience et sa carrure, tant sur la scène intérieure qu'internationale. Bill Richardson a en effet été ministre de l'Énergie et ambassadeur auprès des Nations unies. Il devrait faire une annonce officielle de sa candidature en mars prochain.
Mais en dépit de son CV impressionnant, Richardson entre dans la course derrière les principaux favoris: Clinton, Obama, et le candidat à la vice-présidence en 2004, John Edwards. Il ne dispose pas non plus des mêmes fonds de campagne que plusieurs de ses rivaux dans une campagne qui s'annonce hors de prix.
Clinton favorite
La sénatrice de l'État de New York et ex-première dame des États-Unis a annoncé samedi la création d'un comité exploratoire pour la course à la présidence. «J'y vais, et j'y vais pour gagner», a affirmé Mme Clinton dans une vidéo diffusée sur son site Internet, ne laissant aucun doute sur sa prochaine candidature officielle.
Affichant sa détermination, son expérience et sa rage de vaincre, la femme de Bill Clinton ajoute en direction des sceptiques: «Je n'ai jamais eu peur de me lever pour ce en quoi je crois ou d'affronter la machine républicaine. Après presque 70 millions de dollars dépensés [par les républicains] contre mes candidatures à New York et deux victoires écrasantes, je peux dire que je sais comment pensent les républicains de Washington, comment ils fonctionnent et comment les battre.»
À 59 ans, l'épouse de l'ancien président Bill Clinton vient d'être brillamment réélue en novembre après avoir passé six ans à peaufiner une image de sérieux, de compétence et de capacité à discuter avec ses adversaires politiques. Elle a aussi profité de ces années pour montrer un côté de sa personnalité plus chaleureux et proche des gens, alors qu'elle a souvent été perçue comme froide, hautaine et calculatrice.
«La favorite vient juste d'entrer en scène», a estimé Charlie Cook, un analyste politique à Washington. «C'est la première femme de notre histoire qui va être prise au sérieux par tout le monde», a renchéri Ruth Mandel, politologue de l'Université de Rutgers.
Les sondages donnent pour l'heure raison aux analystes. Selon une enquête Washington Post-ABC publié samedi, et réalisée avant que Mme Clinton ne lance sa campagne, la sénatrice de New York draine 41 % des soutiens démocrates et indépendants contre 17 % à Barack Obama et 11 % à John Edwards pour l'investiture démocrate.
Dans une autre enquête Gallup publiée la semaine dernière, Hillary Clinton a le soutien de 29 % des électeurs démocrates contre seulement 18 % à M. Obama et 13 % à John Edwards.
Mais comme le montre le sondage Washington Post-ABC, Mme Clinton hérisse également beaucoup de gens. Si 54 % des personnes interrogées ont une opinion favorable de l'ancienne «First Lady» (dont 31 % très favorable), ils sont aussi 44 % à avoir une opinion défavorable (dont 30 % très défavorable).
***
Avec Reuters et l'AFP

