Je me demande combien de "preuves" il faudra encore verser au dossier du référendum de 1995 pour que l'on finisse par s'ouvrir les yeux sur le fait le camp du Non ne reculerait devant rien et que tous les moyens lui seraient bons pour "tuer" les séparatistes. L'on sait déjà quelles sont ses armes privilégiées : l'argent, bien sûr, beaucoup d'argent, la peur, toujours la peur ("Je ne sais pas ce qui arrivera aux chèques de pension de vieillesse demain matin si le Oui gagne"); la duperie ("Nous mettons nos sièges en jeu"); la manipulation des esprits (y compris l'esprit des fédéralistes de bonne foi); le sophisme (un Oui, c'est un Non), l'intimidation... Comment appeler autrement, en effet, la manifestation de 300 000 Canadiens débarqués dans les rues de Montréal pour un carnaval politique organisé et financé dans le plus parfait mépris des lois québécoises sur les consultations publiques ? Le rapport du DGE n'a plus rien à nous apprendre, sinon, peut-être, quelques faits anecdotiques fumants dont les politiciens s'empareront pour les mettre au service de leurs propres intérêts. La vérité ? Combien de Québécois sont capables de la regarder en face ?
Richard Weilbrenner, Sutton