Le Ministre Couillard est passé maître dans l'art néolibéraliste du jeu des structures et des intérêts professionnelles pour démanteler davantage un réseau déjà fort dépourvu en ressource et en expertise. Sous le couvert de la proximité des services de première ligne, on tente de nous convaincre que le patient y gagnera au change. Le passage forcé d'une structure à une autre, supposément plus accessible, ne constitut en fait que le jeu d'une négociation entre le gouvernement et les médecins. Quant aux patients, ils n'auront dorénavant qu'à se présenter aux urgences des CSSS, dans l'espoir d'y recevoir autre chose qu'une pilule ou une civière "de débordement". (BP)