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Au nom du père et du fils... ainsi soit-il!

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Marie Bergeron
Envoyé Le samedi 13 janvier 2007 11:00



Mon fils est né en 1979 d'une mère farouchement abonnée à "La vie en rose". Féministe en constante bataille, je n'ai pourtant pas choisi de verser 50$ au bureau d'enregistrement civil en 1981 pour accoler mon nom à celui du père. Je considérais et considère encore aujourd'hui que si nous avions mis autant d'énergie à défendre l'égalité en emploi et l'équité salariale nous nous serions davantage distinguées par de véritables luttes dont les résultats aujourd'hui charrient l'opprobe plus que le consentement social véritable. Nous n'avons qu'à admirer comment notre gouvernement applique le versement des sommes dues aux travailleuses du secteur public, qui s'en soucie d'ailleurs?

Je ne veux pas minimiser quelque lutte féministe que ce soit mais le retour au choix du nom paternel à la naissance du fils ou de la fille me fait bien sourire. Tout le monde s'est amusé à imaginer quel nom sera choisi pour le bébé dont les parents sont des Bergeron-Crochetière et Dutremblay-Delachevrotière.

C'était aussi au début des années '80 que monsieur perdait "l'honneur" de donner son nom à madame lors de leur union. Dans ce fait réside un signe marquant de l'émancipation et du féminisme.

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