L'activiste Cindy Sheehan transporte sa cause à Cuba
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L'Américaine prend part à une délégation qui demande la fermeture de Guantánamo
La Havane -- Des militants des droits de l'homme américains soutenus par le gouvernement cubain sont arrivés à La Havane pour demander la fermeture de la prison installée depuis cinq ans dans la base américaine de Guantánamo, à l'extrémité orientale de Cuba.La délégation a prévu de manifester jeudi devant les portes de la base américaine, qui abrite plus de 400 prisonniers soupçonnés de terrorisme par Washington. Le jour même, des manifestations seront organisées dans le monde entier à l'occasion de la Journée internationale pour fermer Guantánamo, correspondant au cinquième anniversaire de l'ouverture de ce camp américain.
«Ce qui est important, c'est le caractère inhumain des agissements de mon pays à Guantánamo», a déclaré à la presse Mme Sheehan, en se disant «inquiète des représailles dont pourraient souffrir les soldats [américains en Irak, NDLR] en raison des traitements» infligés aux prisonniers.
«La prison doit être fermée, il faut que justice soit faite, mais pas à travers des tribunaux militaires», a ajouté un autre membre de la délégation, Ann Wright, une ex-colonelle de l'armée américaine qui a démissionné au moment de l'intervention américaine en Irak.
Pour la première fois, un ex-prisonnier du camp de Guantánamo manifestera devant la prison. Il s'agit d'Iqbal, citoyen britannique qui a été emprisonné pendant trois ans et a été libéré sans poursuites. Il devait arriver hier à La Havane, en même temps que Zohra Zewawi, mère d'un autre prisonnier.
«Nous remercions vivement le gouvernement cubain de nous avoir laissés entrer et être ses invités», a indiqué Medea Benjamin, des organisations non gouvernementales Global Exchange et Code Pink. Interrogée à propos des 300 prisonniers politiques recensés à Cuba, Mme Wright s'est dite «très préoccupée par les droits de l'homme dans tous les pays, y compris Cuba».
Samedi, quelque 300 militants d'Amnesty International s'étaient réunis devant la réplique de la statue de la liberté à Paris, à l'approche du cinquième anniversaire du camp américain de Guantanamo dont ils ont réclamé la fermeture.
Vétus d'une tunique orange et d'un masque blanc à l'instar des prisonniers de la base américaine de Guantanamo Bay (Cuba), les manifestants ont formé plusieurs tableaux dont un représentant le chiffre «420», en hommage au nombre de détenus encore présents dans le camp.
À quelques jours de la date anniversaire de l'ouverture de Guantanamo, le 11 janvier 2002, les militants ont scandé à plusieurs reprise le slogan: «Fermez Guantanamo, maintenant!».

