Mgr Stanislaw Wielgus - Une brillante carrière ecclésiastique brisée

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AFP
Édition du lundi 08 janvier 2007

Mots clés : Jozef Glemp, Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, Religion, Pologne (pays)

Varsovie -- Mgr Stanislaw Wielgus, 67 ans, a eu sa brillante carrière brisée avec sa démission, hier, de l'archevêché de Varsovie pour avoir collaboré avec l'ancienne police secrète de l'ère communiste.

Professeur en philosophie médiévale, ancien recteur de l'Université catholique de Lublin, coprésident de la commission mixte Église-État en Pologne et consultant de la congrégation à l'éducation du Vatican, Mgr Wielgus a perdu, deux jours après l'avoir pris, son nouveau poste prestigieux, où il devait succéder au cardinal Jozef Glemp.

Né dans une famille paysanne à Wierzchowiska, une petite localité de l'est de la Pologne, il entre au séminaire à l'âge de 17 ans et il est ordonné prêtre en 1962. D'abord vicaire dans trois paroisses de la région, il entre en 1965 à l'Université catholique de Lublin, dont il obtient un diplôme en philosophie trois ans plus tard. Il y fait aussi son doctorat et devient professeur, puis recteur de cette université.

Dans les années 1973-75, puis en 1978, il bénéficie de bourses d'études de la fondation allemande Humboldt pour l'Institut Martin Grabmann (philosophie et théologie médiévale) de l'Université de Munich. En 1999, le pape Jean-Paul II le nomme évêque de Plock, un diocèse de la Pologne centrale. Puis le 6 décembre, il est nommé archevêque de Varsovie par le pape Benoît XVI.

Selon les documents rendus publics vendredi, Mgr Wielgus avait été recruté par la SB en 1967, alors qu'il était encore étudiant.

Mgr Wielgus faisait partie des prélats polonais qui n'ont pas caché leur euroscepticisme avant l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne en 2004. Volontiers nationaliste, il a souvent mis en garde ses ouailles contre «un cosmopolitisme sans idées», en les encourageant à «ne pas hésiter à manifester leur amour de la patrie». Quand le scandale de sa collaboration avec les anciens services secrets communistes a éclaté ces dernières semaines, il a reçu un soutien sans faille de la station catholique intégriste Radio Maryja, qui revendique trois millions d'auditeurs réguliers en Pologne, et au sein de la diaspora polonaise dans le monde.


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