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Jeter les bases d'une solution

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Jean-Philippe Martin (jpmartin@jpmartin.net)
Envoyé Le mardi 09 janvier 2007 20:00



Monsieur Kempf vient de nous faire franchir un pas important dans la compréhension du malaise global qui assaille l'humanité. La liaison entre les problèmes environnementaux et sociaux devait être faite et reconnue. De placer les riches à la source de ces problèmes est certes un peu fort, nous, les capitalistes convaincus ou pas, participant de gré ou de force, sommes tous responsable.

Mais maintenant de ce lien est reconnu, maintenant que nous savons que la solution à nos problèmes passe par une refonte économique et sociale laissez-moi vous présenter les bases d'une solution. Elle n'est pas parfaite, elle contient certainement plusieurs failles mais il faut bien commencer quelque part...

Agora Verte.

Je ne crois pas qu'il faut rejeter les bases de l'économie, il faut cependant repenser sa dynamique. La production, par exemple, devrait être locale et à petite échelle autant que possible. Les produits devraient être pensés pour durer et pour être évolutifs et récupérables. Bien sûr les ordinateurs comme la haute technologie ne pourront jamais être totalement produits localement mais il y a un monde entre produire des cartes mères pour les Amériques en Asie et les faire en ici pour tout le continent. Idem pour le boeuf de l'Alberta. Bref il faut revoir la dynamique de la production.

Je crois également que nous n'avons absolument pas besoin de travailler cinq jours par semaine, deux ou trois devraient suffire, la technologie nous le permet. Si tout le monde travaillait moins il y aurait plus de postes disponibles et moins de gens exclus du système économique.

La réduction du temps travaillé devrait permettre une plus grande participation à la prise de décision. Plus de temps libre égal plus de temps à consacrer à la vie démocratique, une vie publique basé sur une démocratie participative autant que faire se peu. Il s'agit de faire un peu plus de gestion vers haut et un peu moins de gestion vers le bas encore là, c'est un changement de dynamique.

Nous avons donc une économie plus locale, plus de temps pour nous et une démocratie beaucoup plus vivante, reste à encadrer le tout dans un environnement plus vert et adapté à ces nouvelles dynamiques.

Cet environnement est à la fois simple et complexe, il est dense et nerveux, urbain mais aussi très vert. La densité et la production local aidant les déplacements seront beaucoup moindres et plus court. Ils peuvent donc être faits à pied ou à vélo ce qui devrait permettre à terme l'élimination de plusieurs artères qui pourraient être transformé en autant de parcs linéaires.

Mais... Oui, il y a beaucoup de mais. Certains ne seront pas d'accord sur le fond ou sur le réalisme du model d'autres apporteront des objections d'ordre technique, je le sais, ce model n'est pas parfait loin de là mais nous avons sérieusement besoin d'une base comme celle-ci ou comme une autre pour commencer à penser la suite et pour éviter que ces changements qu'il faut opérer ne se réalise jamais faute de visée concrète.

Jean-Philippe Martin

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