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Le mythe du modèle européen...

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Marie Chantal SCHMITZ (marie.schmitz@brutele.be)
Envoyé Le dimanche 07 janvier 2007 15:00



Je suis très contente de m'être abonnée à votre journal et d'y découvrir des articles sur le monde de l'éducation. en Belgique, nous avons une vision "idyllique" de la pédagogie et de l'enseignement au Canada. (Je ne parlerai que du Canada d'expression francophone dans la mesure où je n'enseigne pas dans un système non francophone.) Il est vrai que ce qui nous en parvient habituellement repose sur quelques piliers renommés : les universités Laval et Sherbrooke; les éditions "La Chenelière"; le site internet du CCDMD!!!!!!!!!!!!

Vu ainsi, vous nous semblez un pays de cocagne :)
Je rassure tout de suite les collègues canadiens : dans l'enseignement secondaire belge, il y a certes congé le mercredi mais uniquement l'après-midi! Je ne sais pas combien d'heures prestent les professeurs canadiens mais les Belges, dans les premiers cycles du secondaire prestent entre 22 et 26 heures (de classe) et ceux des derniers cycles prestent 20, parfois 22 heures. A cela s'ajoutent les conseils de classe, les réunions de coordination, les préparations, les corrections, les éventuels recyclages ou formations en cours de carrière... Tout dépend parfois de l'établissement où vous exercez et de la compétence du directeur. Dans deux départements pédagogiques différents, comme Maître-Assistante de langue française, pour la formation des futurs instituteurs et professeurs du secondaire inférieur, dans un département, je prestais 10 heures devant les étudiants, toute l'année, je devais aussi me déplacer pour les stages, effectuer mes recherches, surveiller les travaux de fin d'études de 6 étudiants maximum pour le salaire X. L'année suivante, pour les "mêmes fonctions", j'ai presté plus de 38 heures semaines la plupart du temps, quand je devais voir des étudiants en stage, aucune répartition n'ayant été prévue au préalable, j'en avais 200 à voir en 4 semaines et j'ai découvert par la suite que certains avaient été vu 5 fois et que d'autres n'avaient pas été vus :). Mon salaire était hélàs le même, je n'avais pas de temps pour faire correctement mes recherches et en cours d'année, j'ai eu un malaise cardiaque, au sein de l'établissement, vu le stress...!!!

Maintenant, je fais de la recherche à l'Université libre de Bruxelles; comme je suis chercheuse volontaire et inscrite comme étudiante, je ne gagne rien mais je vis sereinement et je compte bien reprendre le collier l'an prochain mais pas pour que l'on tue les gens à la tâche.

J'aimerais beaucoup savoir si les professeurs canadiens utilisent eux aussi des socles de compétences, des compétences de base, des compétences terminales. Je suis disposée à renseigner des sites où les informations de nos programmes sont téléchargeables pour que le dialogue se noue par dessus les océans!
Cordialement à vous!

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