Bush pourrait envoyer 40 000 hommes en Irak

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AFP
Édition du vendredi 05 janvier 2007

Mots clés : soldats américains, Saddam Hussein, Bush, Forces armées, États-Unis (pays), Irak (pays)

Bagdad reporte l'exécution des deux coaccusés de Saddam Hussein

Photo: Agence Reuters

Washington -- Le président George W. Bush s'apprête à annoncer l'envoi de plusieurs milliers d'hommes supplémentaires en Irak dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour l'Irak, affirmaient hier des médias américains.

Les chiffres varient toutefois fortement selon les médias, de 9000 à 40 000 hommes, qui viendraient renforcer les 130 000 soldats américains actuellement en Irak, selon des sources militaires américaines.

Les démocrates américains ont pris officiellement hier le contrôle du Congrès, mais aucune date n'a été fixée pour le discours du président américain sur l'Irak: un discours très attendu après des mois de débat intense sur la manière de corriger une politique qui a échoué à apporter la paix dans le pays.

Le président Bush annoncera également le remplacement du plus haut responsable militaire américain pour le Proche-Orient, John Abizaid, et du chef des forces américaines en Irak, George Casey, selon la chaîne de télévision ABC News.

Le général Abizaid, qui avait annoncé en décembre son départ à la retraite pour le printemps 2007, devait être remplacé par l'amiral William Fallon, actuellement commandant des forces armées américaines dans le Pacifique, selon ABC qui cite "des responsables américains". Le général Casey, dont le départ n'était pas prévu avant juin, devrait bientôt laisser sa place au général David Petraeus, chargé jusqu'à présent du remaniement des forces de sécurité irakiennes, précise la chaîne de télévision américaine.

Les grandes chaînes de télévision ont souligné que le président Bush n'avait pas arrêté de décision finale. Mais certains médias croient savoir que l'annonce pourrait intervenir la semaine prochaine.

CBS News, citant des sources militaires américaines, a affirmé que Bush s'apprêtait à annoncer l'envoi de quelque 9000 hommes en Irak, 11 000 soldats supplémentaires restant en alerte au Koweït et aux États-Unis.

Deux brigades d'environ 7500 hommes seraient affectées à Bagdad, cependant que 1500 marines seraient envoyés dans la province sunnite d'Al-Anbar (ouest), selon CBS. Une autre brigade serait mise en alerte au Koweït, et deux autres brigades également en alerte aux États-Unis, toujours selon CBS.

Selon le groupe de presse McClatchy, Bush pencherait pour l'envoi de trois à quatre brigades de combat, soit de 15 000 à 20 000 hommes.

Pour sa part, CNN a annoncé que Bush cherchait à envoyer de 20 000 à 40 000 hommes supplémentaires et que l'annonce pourrait en être faite au début de la semaine prochaine. Une «augmentation ciblée» de forces «est actuellement en discussion», a indiqué à CNN un responsable non identifié de l'administration, ajoutant que M. Bush était déjà bien engagé dans ce processus. Le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow a assuré mercredi que le président n'avait pas encore arrêté de décision finale.

Exécution reportée

L'exécution des deux coaccusés de Saddam Hussein, prévue hier matin, a été reportée de quelques jours par les autorités irakiennes sous les pressions internationales, après l'indignation suscitée par la vidéo-choc de la pendaison de l'ancien président.

Deux employés du ministère de la Justice qui assistaient à la pendaison ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur cette vidéo pirate, selon des responsables irakiens. «L'exécution de Barzan et de Bandar est reportée à dimanche», a déclaré Baha al-Araji, député chiite proche du premier ministre Nouri al-Maliki.

Le demi-frère de Saddam Hussein et ancien chef des services de renseignement, Barzan al-Tikriti, et l'ex-président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, devaient être pendus hier à l'aube, selon l'entourage de M. Maliki, même si aucune annonce officielle n'avait été faite en ce sens. «En raison des pressions internationales et de celles provenant du monde arabe, l'exécution a été reportée de quelques jours», a confirmé sous le couvert de l'anonymat une autre source proche de M. Maliki, sans donner de date précise.

«Les autorités ont toujours déclaré que l'exécution ne surviendrait qu'après la fin de l'Aïd al-Adha», la fête musulmane du sacrifice, a affirmé Sami al-Askari, un député chiite proche de M. Maliki. Or, le gouvernement irakien a prolongé jusqu'à samedi inclusivement la durée des congés à l'occasion de cette fête, qui prenait fin normalement mercredi.


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