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Prête à un virage

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Sylvain Racine
Envoyé Le jeudi 04 janvier 2007 20:00



Si certain font des "copier-coller" d'écrits qui ne leur appartiennent pas, je vais me permettre d'en faire autant, mais avec un travail de recherche que j'ai moi même effectué.
Mais aussi, comme plusieurs autres, j'en avais marre de me faire dire "c'est nouveau la pollution, on ne savait pas avant, personne en parlait, comment je vais faire pour aller au travail si je n'ai pas de "char"".

Alors voici un extrait de mon travail qui voulait démontrer que la population au Québec était certainement prête à prendre un virage vert en 2006 concernant le projet de loi 390 concernant les sacs de plastiques. Lors d'une petite recherche d'un jour ou deux à la bibliothèque de l'UDM, j'ai trouvé suffisemment d'ouvrages me permettant d'affirmer que soit nous avons un problème de diffusion du savoir, soit nous sommes de réels abrutis. Lisez et faites vos propres conclusions!

Début de l'extrait de mon travail:

1970-1980
C'était en 1972, voilà plus de trois décennies, qu'un livre ayant pour titre Changer ou disparaître était publié en français. Il s'agissait de la traduction de la version de l'édition originale britannique Blueprint for Survival. Avec la parution de ce livre, les auteurs rêvaient d'une conscientisation à l'échelle mondiale à propos de l'état critique de la planète. Dans la préface anglaise traduite en français il y est écrit :

"L'examen objectif de l'information disponible nous a fait conclure qu'à l'heure actuelle, la situation de la Terre est critique. Sauf renversement de la tendance en cours, l'effondrement de notre société, et la rupture définitive des systèmes qui permettent le développement de la vie sur notre planète, sont inévitables; nous y assisterons peut-être d'ici à la fin du siècle - nos enfants, certainement (Goldsmith, Edward, c1972: préface)."

Une raison pour laquelle les écologistes de cette période se sont réunis d'une voix dans cet ouvrage est qu'ils désiraient mettre de la pression sur les gouvernements pour que ces derniers prennent des décisions éclairées pour empêcher le désastre envisagé qui serait causé par la pollution. Il voulaient aussi s'assurer que les gouvernements du monde entier fassent face à la réalité et qu'ils cessent d'utiliser des hommes de science ou autres ruses de lobbying pour minimiser la dangerosité de la situation. Dans cet ouvrage, on écrit que

"notre industrie peut réduire sa pollution en recourant à d'autres matériaux. La substitution de produits synthétiques à ceux qui se trouvent couramment dans la nature a causé de graves dommages à l'environnement, puisque, dans certains cas, ils ne sont que difficilement biodégradables, et dans d'autres pas du tout (Goldsmith, Edward, c1972)."

Il vaut la peine de rappeler que cet ouvrage a été publié en 1972. Cet extrait prouve que l'on avait déjà conscience du problème que causent les objets non biodégradables sur l'environnement. Dans Changer ou disparaître, on explique aussi clairement que les gouvernements doivent se préoccuper de la pollution et que le pollueur doit être tenu responsable des désagréments qu'il occasionne. En effet, la nocivité des matières non biodégradables faisait énormément discourir et les options biodégradables semblaient devenir les seules à pouvoir sauver l'environnement. C'est aussi ce que croyait Elsen (c1973). L'auteur écrivait qu'entre 1950 et 1970, les progrès techniques avaient été si considérables qu'il était facile de remplacer les agents polluants par d'autres moins polluants, idéalement par des matières biodégradables. On peu lire qu'une lutte vraiment efficace pour empêcher la pollution de l'environnement ne peut trouver de victoire qu'avec une réglementation faite de « lois précises et sévères. » Aussi, on y apprend que c'est l'année de la création du ministère de l'Environnement au Canada, ce qui se traduit par une prise de conscience de l'impact qu'a notre mode de vie sur l'environnement. (J'en doute aujourd'hui) Le sac de plastique est fabriqué avec du pétrole.

Aujourd'hui, le population en générale accepte l'idée que le pétrole est une cause de conflit dans le monde et produit des gaz à effets de serre lorsqu'il est consumé. Notons aussi qu'au courant de cette décennie, une grande crise du pétrole a secoué le monde. Dans un livre paru en 1970, on dit clairement que le pétrole pollue notre planète et qu'il est important de prendre les mesures pour contrer notre autodestruction.

"The oil industry, vitually a world government, presides over an economy organized toward the destruction of life. It's power must be broken, not merely circumvented. The avenues of oil must reached at their point of production, not merely in our own individual use (Love, Glen A (c1970)."

Il faut donc convenir que les années 1970 ont marqué le début du changement des mentalités face à la pollution environnementale. L'ouvrage Changer ou disparaître ou bien encore à la création du ministère de l'Environnement au Canada sont deux exemples indéniables de ce changement des mentalités.

Si monsieur Fernand Trudel doute de ce qui vient de lire, je peux lui envoyé mon travail personnellement.

Cordialement,

Sylvain Racine

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