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Vidéovore heureux depuis peu

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Gabriel Dumouchel
Envoyé Le mercredi 03 janvier 2007 13:00



Je suis d'accord avec votre prédiction. Moi ça fait seulement depuis début décembre 2006 que j'utilise quasiment quotidiennement YouTube pour écouter ce qui me plaît quand je veux et sans annonces.

Au cours des deux dernières années, j'ai complètement délaissé ma télé à chaque 3 mois pour une période variant entre quelques semaines et 2 mois pour arrêter de perdre mon temps avec le contenu souvent minable que les postes osent mettre dans la grille horaire. De plus, j'ai délaissé ma télévision (même avec le câble) parce que j'en avais assez d'être prisonnier du channel surfing pendant quelques heures en attendant de finalement trouver une émission potable à regarder. Je change de poste sans arrêt comme un zombie quand ça me prend. Et là, c'est fini: ma télé est devenue un porte-poussière cathodique hors pair!

Avec YouTube, ma vieille manette, ce ver de terre des craques de sofa, se transforme en moteur de recherche à mots-clés. Et je n'ai pas à maugréer devant l'infernal cycle des pubs qui entrecoupent mon intérêt pour une émission. En plus, je peux noter et commenter ce que je regarde et débuter des relations avec de parfaits inconnus qui ont soit les mêmes goûts que moi, soit des goûts complètement opposés (et c'est souvent aussi amusant de lire leur dégoût parfois illogique - à mes yeux bien entendu - pour ce que j'aime). Et tout est là, du plus nouveau (le Bye Bye de RBO est déjà sur YouTube) au plus introuvable (un clip de Caliméro ou des fansubs d'animés japonais en allemand).

Donc là je redeviens vidéovore et j'adore ça!

Par ailleurs, c'est sûr que la télévision québécoise n'a absolument pas le choix de prendre le virage du vidéo en ligne si elle veut empêcher son actuel déclin. Au moins avec les vidéo en ligne, on sait exactement le nombre de visionnement tandis que les techniques pour calculer les cotes d'écoute de la télé ne semblent que des approximations basées sur des échantillons. Les publicitaires vont donc pouvoir beaucoup plus facilement rejoindre leurs consommateurs cibles avec ces données là et les émissions populaires pourraient peut-être ainsi obtenir de bons budgets.

Quoiqu'il en soit, je souhaite fortement que vous ayez raison et que l'année 2007 soit l'année du vidéo en ligne au Québec!

Et continuez à faire vos excellentes chroniques, peu importe le média.

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