Plusieurs politiciens européens et groupes humanitaires avaient condamné l'exécution de Saddam Hussein. Dans la journée d'hier, le président du Conseil italien, Romano Prodi, avait lancé en vain un «ultime appel» pour que «prévalent la sagesse et la magnanimité des grands». «Aucune faute ne peut déterminer un homme à se faire le porteur de mort d'un autre homme. C'est un principe qui unit toutes les civilisations et toutes les religions. Et c'est le seul principe sur lequel il est possible de construire des processus de paix solides et durables», avait affirmé le chef du gouvernement italien.
Louise Arbour, haute commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, avait, de son côté, exhorté le gouvernement irakien à faire preuve de retenue : «Il y a un certain nombre de doutes quant à l'équité du premier procès, et des garanties sont nécessaires pour assurer que ces questions ont été traitées de façon exhaustive. J'invite, par conséquent, les autorités irakiennes à ne pas agir précipitamment en ce qui concerne la mise en oeuvre du verdict», avait-elle déclaré dans un communiqué.