Jim Flaherty est élu personnalité de l'année du secteur économique
Mots clés : année 2006, personnalité, Jim Flaherty, Économie, Canada (Pays)

Photo: Le Devoir
M. Flaherty a reçu 51 des 139 votes exprimés lors de la consultation menée par la Presse canadienne et son service radio, NTR.
Au fil des ans, ces fiducies ont privé le gouvernement du Canada de centaines de millions de dollars en revenus d'impôt. Le ministre avait surpris Bay Street en faisant son annonce, le 31 octobre dernier.
En étant sacré personnalité de l'année du secteur de l'économie, M. Flaherty a supplanté l'ex-magnat de la presse Conrad Black, dont les déboires financiers et judiciaires lui ont valu de remporter la palme durant trois années consécutives. Le ministre conservateur a aussi coiffé le cochef de la direction de Research in Motion, Jim Basillie, qui s'est illustré cette année en faisant une offre pour acheter les Penguins de Pittsburgh, une équipe de la Ligue nationale de hockey.
Aux yeux de plusieurs, M. Flaherty est à l'origine de la première promesse non tenue des conservateurs, en plus d'avoir contribué, du jour au lendemain, à un recul de 20 milliards sur les marchés boursiers.
Témoignant de la disgrâce dans laquelle le ministre est tombé, aux yeux du secteur financier, une société d'investissement a choisi de mettre sa photo sur sa carte de souhaits du temps des Fêtes en ajoutant la phrase: «Joyeux Noël à tous, sauf lui».
D'autres soutiennent toutefois qu'il a pris la décision courageuse d'abolir une manière de contourner l'impôt qui menaçait de faire perdre des milliards de dollars en recettes fiscales au gouvernement fédéral, alors qu'un nombre croissant de sociétés choisissaient d'adopter la structure avantageuse des fiducies de revenus.
M. Flaherty ne regrette aucunement sa décision, affirmant que les Canadiens ont réalisé l'ampleur de sa portée.
«C'était la bonne décision à prendre afin de protéger les intérêts à long terme du Canada et des Canadiens, a déclaré récemment M. Flaherty lors d'une entrevue. Et c'est pour cette raison que je ne changerais rien, pas plus que je n'ai l'intention de changer quoi que ce soit, dans l'annonce qui a été faite le 31 décembre dernier.»

