Les avocats de Myriam Bédard cherchent à s'entendre avec Québec

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PC
Édition du jeudi 28 décembre 2006

Mots clés : avocats, Myriam Bédard, Justice, Faits divers, États-Unis (pays), Québec (province)

Washington -- Les avocats de la championne olympique Myriam Bédard ont révélé, hier, qu'ils essayaient de s'entendre avec les autorités du Québec pour qu'elle puisse être libérée de sa prison américaine et rentrer au Canada.

«Nous tentons de conclure une entente avec la Couronne, qui stipulerait qu'elles [les autorités du Québec] ne s'opposent pas à ce qu'elle rentre d'elle-même, a expliqué l'avocat américain Kevin McCants. Mais nous devons encore finaliser les détails. Nous attendons [leur réponse].»

Me McCants entend bientôt visiter Mme Bédard au centre de détention où elle se trouve, à Jessup, dans l'État du Maryland.

Même s'ils avaient en poche un accord avec Québec, les avocats de Myriam Bédard devraient encore convaincre les autorités américaines d'accepter l'entente lors d'une audition, prévue pour vendredi, portant sur les soupçons de rapt d'enfant qui pèsent contre elle.

Me McCants affirme qu'il fera valoir que les États-Unis n'ont pas l'autorité de la détenir plus longtemps en vertu d'un mandat d'arrêt provisoire, en attendant les procédures d'extradition.

Myriam Bédard est emprisonnée depuis vendredi dernier. Son ancien mari, Jean Paquet, prétend qu'elle n'avait pas le droit d'emmener leur fille de 12 ans, Maude, en voyage aux États-Unis en octobre dernier.

Ses avocats affirment que Mme Bédard et son conjoint actuel, Nima Mazhari, tentaient d'obtenir l'aide des politiciens américains concernant un complot qui existerait contre eux depuis le témoignage de Mme Bédard dans le cadre du scandale des commandites.

Ils affirment qu'elle a seule la garde de Maude et le droit de se déplacer en sa compagnie, et rappellent qu'elle ne se cachait pas et que M. Paquet pouvait la joindre sur son téléphone cellulaire.

Elle est recherchée à Québec relativement à des accusations d'enlèvement d'enfant et pour avoir enfreint une ordonnance de garde, ce qui pourrait lui valoir 10 ans de prison. Myriam Bédard affirme qu'elle a été chassée de son emploi à Via Rail après avoir soulevé des questions au sujet des paiements exagérés faits à des entreprises publicitaires du Québec pendant le scandale des commandites.

Le président de Via Rail, Jean Pelletier, a été congédié par l'ancien premier ministre Paul Martin après avoir ridiculisé la championne olympique. Un arbitre a finalement conclu qu'elle avait quitté Via Rail de son plein gré. Nima Mazhari doit comparaître devant un tribunal de Québec en mai, relativement au vol en 2005 d'une vingtaine de tableaux valant 100 000 $.

Myriam Bédard a remporté deux médailles d'or lors des épreuves de biathlon de 7,5 et 15 kilomètres des Jeux olympiques de Lillehammer, en Norvège, en 1994. Elle avait remporté le bronze lors du sprint de 7,5 km aux Jeux d'Albertville, en France, deux ans plus tôt.


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