Maigrir permettrait d'éviter une forme maligne de cancer de la prostate

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AP
Édition du mercredi 27 décembre 2006

Mots clés : cancer, prostate, maigrir, Maladie, santé, États-Unis (pays)

Atlanta -- Voici une raison supplémentaire pour que les hommes évitent de prendre du poids: une nouvelle étude scientifique montre que la perte de poids permet d'accroître les chances de ne pas contracter une forme maligne de cancer de la prostate.

Après avoir étudié le poids de 69 991 hommes entre 1982 et 1992, les chercheurs de la Société américaine du cancer à Atlanta et du Centre de la prostate de l'université de Duke à Durham (Caroline du Nord) ont découvert que les hommes ayant perdu plus de cinq kilos avaient moins de risques de souffrir d'un cancer de la prostate malin que ceux dont le poids n'avait pas évolué au cours de la période étudiée. De précédentes études ont prouvé que les hommes obèses ont plus de risques d'attraper ce type de cancer, mais cette étude semble être la première à montrer qu'une baisse de poids récente permet de réduire ce risque.

Dans l'étude parue ce mois-ci dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, les chercheurs ont analysé la taille et le poids de ce groupe d'hommes pendant dix ans, puis tous les trois ans entre 1992 et 2003. Lors de l'étude, plus de 5200 d'entre eux, soit plus de 7 %, avaient un cancer de la prostate. Parmi ceux-ci, environ un sur huit avait une forme de cancer maligne mais qui ne s'était pas étendue au reste du corps.

La découverte majeure de l'étude, est que les hommes ayant perdu au moins cinq kilos avaient 42 % de chances de moins de développer cette forme de cancer que ceux dont le poids n'avait pas bougé. «Que ce soit 40 % pile, nous ne le savons pas exactement, mais les hommes font certainement chuter ce risque lorsqu'ils perdent du poids. Nous sommes certains, en tout cas dans cette population étudiée, que l'effet est réel», explique la Dre Carmen Rodriguez, qui a dirigé les recherches. Ceux dont le poids est resté stable ont développé un cancer malin dans une proportion sept fois plus élevée que ceux ayant perdu au moins cinq kilos.

Les chercheurs reconnaissent néanmoins que le nombre de sujets étudiés est relativement faible, car moins de 15 000 hommes dans le groupe -- sur près de 70 000 -- ont perdu du poids, et seuls 1000 ont développé une forme maligne de cancer de la prostate.


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