Message de Noël - Benoît XVI évoque le sort de ceux qui « vivent le drame de la guerre »

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AFP
Édition du lundi 18 décembre 2006

Mots clés : pape, Noël, Benoît XVI, Religion, Vatican (pays)

Le pape dénonce aussi « la course effrénée vers l'affirmation de soi et le succès »

À l'occasion hier de son traditionnel message de Noël devant des milliers de pélerins rassemblés  place Saint-Pierre, le pape Benoît XVI a béni les santons de l'enfant Jésus brandis par des milliers d'enfants.

Photo: Agence Reuters

Cité du Vatican -- Le pape Benoît XVI a adressé hier un message particulier pour Noël à tous ceux «qui vivent le drame de la guerre» au Moyen-Orient et dans plusieurs pays africains, au cours de la prière de l'angélus place Saint-Pierre.

À l'approche de Noël et à l'occasion du troisième dimanche de l'avent, le souverain pontife a évoqué une «invitation à la joie», une joie qui «réveille le coeur des chrétiens, mais qui n'est pas réservée à eux seuls: c'est une annonciation prophétique destinée à l'humanité entière».

Devant des milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, il a notamment cité «les plus pauvres, les plus pauvres en joie».

«Je pense à nos frères et soeurs qui, particulièrement au Moyen-Orient, dans plusieurs régions d'Afrique et dans d'autres parties du monde, vivent le drame de la guerre: quelle joie peuvent-ils vivre? Comment sera leur Noël?», s'est interrogé le pape, parfois interrompu par une petite toux.

«Je pense aux nombreux malades et aux personnes seules, éprouvées physiquement, mais aussi dans l'âme, qui se sentent abandonnées: comment partager de la joie avec eux tout en respectant leur souffrance?», a souligné Benoît XVI.

Le pape s'est aussi adressé à ceux qui, «notamment des jeunes, ont oublié le sens de la véritable joie et qui la cherchent là où il est impossible de la trouver».

Il a cité «la course effrénée vers l'affirmation de soi et le succès, les faux divertissements, l'utilisation immodérée des biens de consommation, les moments d'ébriété, les paradis artificiels de la drogue et toute forme d'aliénation», parlant de «réalités dramatiques».

À l'issue de la prière de l'Angélus, Benoît XVI a béni les santons de l'enfant Jésus brandis par des milliers d'enfants qui avaient été spécialement conviés place Saint-Pierre.


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