La circoncision pour freiner le VIH

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Édition du jeudi 14 décembre 2006

Mots clés : Institut national des allergies et maladies infectieuses, circoncision, VIH, Maladie, santé, Kenya (pays), Canada (Pays)

C'est maintenant confirmé: la circoncision réduit d'environ de moitié le risque pour les hommes d'être infectés par le VIH, selon les résultats publiés hier de deux essais menés au Kenya et en Ouganda et financés en partie par le Canada. Une donnée qui ne doit toutefois pas faire croire que la circoncision offre une protection complète, préviennent les auteurs.

La première étude, menée à Kusumu (Kenya) sur 2784 hommes séronégatifs, montre que le risque de contracter le virus est réduit de 53 % chez les hommes circoncis. À Rakai (Ouganda), 4996 hommes ont pris part à une enquête semblable, qui montre cette fois que ce risque est réduit de 48 % chez les hommes circoncis.

Ces études ont été financées par l'Institut national des allergies et maladies infectieuses (NIAID), qui fait partie de l'Institut national de la santé (NIH), et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). «Ces résultats sont d'un grand intérêt pour les politiques de santé publique et ceux qui mettent en place des programmes généraux de prévention contre le sida», croit le directeur du NIH, le Dr Elias Zerhouni.

Mais le directeur du NIAID, le Dr Anthony Fauci, met en garde contre l'idée que la circoncision constituerait une protection totale contre le virus. «Il est bien clair que ce n'est pas un substitut, mais seulement un plus. Aussi nous espérons que les messages de prévention insisteront sur le fait que cela n'est pas l'équivalent d'une totale protection.»
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D'après l'AFP


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