Option Canada: le PQ réclame la suspension d'un libéral

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PC
Édition du jeudi 14 décembre 2006

Mots clés : libéral, PQ, Option Canada, Commandite, Canada (Pays), Québec (province)

Québec -- Les péquistes réclament la suspension d'Alfred Pilon, un libéral interrogé dans le cadre de l'enquête sur Option Canada.

«Alfred Pilon était un ancien chef de cabinet du premier ministre [Jean Charest] et il a trempé dans le scandale d'Option Canada, ayant reçu lui-même personnellement des montants d'argent», a affirmé hier le péquiste Jonathan Valois, député de Joliette.

Il a réclamé que M. Pilon, qui dirige l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), soit suspendu de ses fonctions pendant la durée de l'enquête que mène le juge Bernard Grenier sur Option Canada.

«Nous ne savons pas quel est le bien-fondé des allégations» qui concernent M. Pilon, a répondu le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier.

Ce dernier a cependant rappelé qu'en vertu d'une ordonnance émise par le juge Grenier le 18 septembre dernier, il est interdit à quiconque de divulguer ou de communiquer la preuve dans ce dossier.

«J'invite donc l'opposition à faire preuve de beaucoup de prudence. Je pense que cette prudence est tout à fait élémentaire. Par ailleurs, nous avons tout à fait confiance dans le fait que le juge Grenier va pouvoir faire la lumière sur les allégations, a soutenu le ministre Pelletier. Ce dont nous parlons présentement, ce sont des allégations. Ce serait commettre une grave erreur que de penser qu'il s'agit de faits prouvés qui seront retenus par le juge Grenier dans son rapport, éventuellement.»

Le directeur général des élections a confié au juge Bernard Grenier en 2006 le mandat d'enquêter sur les contributions d'Option Canada au camp du NON lors du référendum de 1995. Ces contributions auraient atteint cinq millions de dollars et auraient été versées en pleine violation de la loi référendaire québécoise.

L'enquête du juge Grenier devait être complétée en décembre dernier mais ne le sera qu'en mars 2007, à cause de sa complexité.

Après avoir été directeur général du Conseil pour l'unité canadienne jusqu'en 1998, M. Pilon est devenu chef de cabinet de Jean Charest, qui était à l'époque chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. Il a par la suite été nommé à la direction de l'Office franco-québécois pour la jeunesse.


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