Josée Boileau et Michel Venne sont en ce lundi matin, dans le journal Le Devoir, de stimulants chantres «d'un Québéc en marche», comme écrit Michel Venne, d'un Québec dont le «ROC» a toujours du mal à reconnaître la spécificité, comme nous précise ici fort justement Josée Boileau. Je trouve remarquable que la reconnaissance de nos talents paraticuliers vienne plutôt de l'étranger, de l'Europe en particulier. Il est vrai que plusieurs Canadiens anglophones désirent apprendre notre langue. C'est dommage que nous manquions de professeurs québécois à leur fournir. Nous pourrions ainsi faire d'une pierre deux coups : leur apprendre la langue française tout en les initiant aux particularités intéressantes de notre province, qu'on l'appelle spécifique, distincte ou nation. Quant à Thiery Ardisson qui vient chez nous pour nous faire la leçon à «Tout le monde en parle», il serait bien inspiré de se rendre compte que, en effet, il est chez nous dans un pays étranger et qu'il n'a pas à nous considérer comme des «Français de seconde zone». Nous peinons il est vrai à tirer notre épingle du jeu, noyés que nous sommes dans cette mer d'anglophones. Mais nous y travaillons bellement. Et je rends hommage tant à Michel Venne qu'à Josée Boileau de nous le rappeler.