Ed Stelmach désigné comme prochain premier ministre de l'Alberta
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Edmonton -- Ed Stelmach, l'homme qui détient désormais les clés du bolide économique provincial du Canada, se dit déterminé à mettre un terme aux divisions au sein de son parti et à rassurer ceux qui craignent que l'Alberta devienne une forteresse.
La victoire a couronné une campagne de deux mois s'étant transformée en référendum sur l'esprit du parti lorsque M. Morton, fondateur du Parti réformiste, a menacé de faire glisser la formation loin à droite.
Le député recrue a tenté d'exploiter le mécontentement de la base en promettant de réduire les paiements de péréquation au reste du Canada, d'adopter de nouvelles lois afin de protéger ceux qui s'opposent aux mariages de personnes de même sexe, d'éliminer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de mettre en place un régime de retraite albertain.
Programme plus modéré
Ancien ministre de cabinet âgé de 55 ans, M. Stelmach a fait campagne avec en poche un programme plus modéré, et il a facilement devancé M. Morton.
Le premier ministre désigné n'a cependant pas exclu que son rival fasse partie de son cabinet. «Il y a de la place pour tous», a-t-il dit.
Le grand perdant du scrutin de samedi est Jim Dinning, homme d'affaires de Calgary et ancien ministre des Finances âgé de 53 ans, qui était perçu comme le favori en début de campagne. Certains lui ont cependant reproché d'avoir été le candidat de l'establishment parce qu'il comptait des proches de M. Klein parmi son équipe et qu'il était étroitement aligné sur les intérêts des milieux d'affaires de Calgary.
M. Stelmach a profité d'une journée de congé, hier, mais il a promis de se mettre rapidement au travail afin de respecter une promesse faite durant la campagne, soit de mettre en place un registre des entrepreneurs et des lobbyistes.

