Défense et bilinguisme

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PC
Édition du jeudi 30 novembre 2006

Mots clés : Loi sur les langues officielles, ministère de la Défense, Langue officielle, Défense, Canada (Pays)

Ottawa -- Souvent sévèrement critiqué pour son manque de respect envers la Loi sur les langues officielles, le ministère de la Défense a rendu public, hier, un nouveau plan visant à redorer son image.

Le plan stratégique a pour objectif de faire en sorte que, à la fois au ministère et dans les Forces armées, les obligations linguistiques ne soient pas oubliées ou omises. Pour mieux s'adapter à la réalité du milieu de travail à la Défense, seuls les employés qui détiennent un poste désigné bilingue devront apprendre l'autre langue officielle. «Je m'engage à faire une place égale au français et à l'anglais dans mon ministère et à m'assurer que tous les militaires et employés civils sont dirigés, formés, administrés et appuyés dans la langue officielle de leur choix quand et où le prévoit la loi», a déclaré le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, par voie de communiqué. La côte est néanmoins énorme à remonter pour ce ministère qui bafoue depuis 30 ans la Loi sur les langues officielles quand vient le temps de pourvoir des postes désignés bilingues. Dans un rapport rendu public en juin dernier, le Bureau du commissaire aux langues officielles dénonçait la situation faisant en sorte que «le bilinguisme n'est généralement pas un critère à respecter de façon absolue lors des promotions et des mutations à un poste bilingue» au ministère de la Défense et dans les Forces armées.


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