Hydro-Québec demande une hausse de tarif de 2,8 %
Mots clés : division Distribution, hausse de tarif, Hydro-Québec, Entreprise, Énergie, Québec (province)
La division Distribution avoue que l'augmentation totale pourrait dépasser les 8 % en 2007

Photo: Jacques Nadeau
À elle seule, cette nouvelle obligation financière justifierait une hausse d'environ 5,6 %, à laquelle il faudrait ajouter la majoration découlant des coûts d'entretien de plus en plus élevés du réseau.
De l'aveu du p.-d.g. d'Hydro-Québec Distribution, André Boulanger, l'augmentation totale pourrait dépasser les 8 % en 2007.
Pour éviter un choc à ses clients, la société aimerait pouvoir étaler une partie de la hausse sur un maximum de trois ans, à partir de 2008.
«Si on voulait récupérer ça en une seule année, ça ferait un point de discontinuité sur la courbe des tarifs qu'on juge non raisonnable pour l'ensemble de la clientèle», a indiqué le gestionnaire, en marge de l'audience à la Régie.
Pour une famille de quatre personnes vivant dans une maison moyenne et chauffant à l'électricité, une augmentation de 2,8 % correspond à environ 4,67 $ par mois, soit 56 $ par an. En comparaison, une hausse de 8 % équivaudrait pour le même ménage à 13,34 $ par mois, soit 160 $ par an.
M. Boulanger pense réussir à convaincre la Régie d'autoriser le report des coûts de transport, même si cela coûterait 95 millions en intérêts aux Québécois.
Mais d'après certains intervenants, dont Dominique Neuman de Stratégies énergétiques, rien n'est moins sûr. A son avis, la Régie hésitera à augmenter le fardeau financier de la population et des entreprises, tout en camouflant le véritable prix de l'énergie.
D'autres organisations, comme l'Union des consommateurs, croient pour leur part qu'Hydro pourrait réduire son rendement en 2007, afin de laisser souffler ses clients.
Au départ, Hydro-Québec Distribution pensait demander une hausse de 4,8 % de ses tarifs.
La croissance plus faible de la consommation d'électricité par de grands clients industriels et commerciaux, l'hiver 2006 plutôt clément et les économies d'énergie plus importantes que prévu lui ont toutefois donné une marge de manoeuvre et ont incité ses dirigeants à rajuster leurs attentes.

